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Dernières Infos - France

Des diplomates accusent le ministre français des AE de « désinformation » sur Francesca Albanese


La rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, assiste à la fin d'une conférence de presse sur la situation des droits de l'homme à Gaza, à Genève, le 15 septembre 2025. Photo Fabrice Coffrini / AFP

Plus de 150 personnalités, dont une centaine d'ex-diplomates, ministres et ambassadeurs du monde entier, accusent le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot de « désinformation » concernant de récents propos sur Israël de la rapporteuse de l'ONU pour les territoires palestiniens Francesca Albanese, dont il a réclamé la démission.

La polémique n'a cessé d'enfler en France après que des députés du camp présidentiel ont accusé cette experte de l'ONU d'avoir désigné « Israël comme un ennemi commun de l'humanité », ce qu'elle a vigoureusement démenti, dénonçant des « accusations mensongères » et une « manipulation » de ses propos.

Ces élus ont demandé le 10 février à Jean-Noël Barrot que la France « œuvre » pour qu'elle soit « déchue de tout mandat onusien ».

Le lendemain, ce dernier - sans reprendre les accusations telles que formulées par les députés - a appelé à la démission de Mme Albanese après ses « propos outranciers et coupables », qui « s'ajoutent à une longue liste de prises de position scandaleuses, justifiant le 7-Octobre, pire massacre antisémite de notre histoire depuis la Shoah, évoquant le lobby juif, ou encore comparant Israël au Troisième Reich ».

Dans une lettre ouverte mercredi, 150 personnalités, dont une majorité d'anciens diplomates néerlandais, mais aussi d'anciens ministres grecs, argentins ou encore danois, « condamnent le recours à des éléments inexacts et manipulés pour discréditer une titulaire d'un mandat indépendant des Nations unies ».

« Mme Albanese a réaffirmé un principe fondamental du droit international : l'imputabilité des violations graves du droit international constitue une obligation juridique, non un choix politique, et les responsables doivent être poursuivis », ajoutent-ils.

La rapporteuse n'a « pas qualifié Israël d'ennemi commun de l'humanité », rappellent-ils en appelant le Quai d'Orsay à « revenir sur les déclarations inexactes attribuées à Mme Albanese et les rectifier publiquement ».

Les propos au cœur de la polémique ont été tenus dans une intervention en visioconférence samedi lors d'un forum organisé par la chaîne Al Jazeera, durant laquelle Francesca Albanese a évoqué un « ennemi commun » qui a permis, selon elle, un « génocide » à Gaza.

« Le fait qu'au lieu d'arrêter Israël, la plupart des pays du monde l'aient armé, lui aient fourni des excuses politiques, un parapluie politique ainsi qu'un soutien économique et financier, est un défi », a-t-elle affirmé.

« Nous qui ne contrôlons pas de vastes capitaux financiers, ni les algorithmes ni les armes, constatons désormais qu'en tant qu'humanité, nous avons un ennemi commun », a-t-elle ajouté.

« Je n'ai jamais, jamais, jamais dit ''Israël est l'ennemi commun de l'humanité'' », s'est-elle ensuite défendue sur la chaîne France 24 : « J'ai parlé des crimes d'Israël, de l'apartheid, du génocide et j'ai condamné comme l'ennemi commun le système qui ne permet pas de traduire en justice et d'amener à une cessation des crimes d'Israël ».

Plus de 150 personnalités, dont une centaine d'ex-diplomates, ministres et ambassadeurs du monde entier, accusent le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot de « désinformation » concernant de récents propos sur Israël de la rapporteuse de l'ONU pour les territoires palestiniens Francesca Albanese, dont il a réclamé la démission.La polémique n'a cessé d'enfler en France après que des députés du camp présidentiel ont accusé cette experte de l'ONU d'avoir désigné « Israël comme un ennemi commun de l'humanité », ce qu'elle a vigoureusement démenti, dénonçant des « accusations mensongères » et une « manipulation » de ses propos.Ces élus ont demandé le 10 février à Jean-Noël Barrot que la France « œuvre » pour qu'elle soit « déchue de tout...