Des membres des forces de sécurité syriennes posant avec des drones saisis lors d'une opération menée à Damas, le 1ᵉʳ février 2022. Photo publiée par le ministère syrien de l'Intérieur
Le ministère syrien de l'Intérieur a annoncé dimanche le démantèlement d'une cellule impliquée dans de récentes attaques ayant visé le quartier résidentiel de Mazzé à Damas, affirmant qu'une partie des armes saisies « provenaient du Hezbollah ». Les forces de sécurité ont mené des opérations « visant une cellule terroriste impliquée dans plusieurs attaques dans le secteur de Mazzé et son aéroport militaire », a affirmé le ministère dans un communiqué, précisant que la cellule avait été démantelée et ses membres arrêtés.
Les forces de sécurité ont aussi « saisi un certain nombre de drones préparés pour être utilisés dans une attaque terroriste », poursuit le communiqué, qui accuse le parti chiite d'être derrière la livraison de cet armement. « Les premières investigations menées auprès des personnes arrêtées ont révélé leurs liens avec des entités étrangères, et que l'origine des roquettes et des plateformes de lancement utilisées lors des attaques, ainsi que des drones saisis, remonte à la milice libanaise du Hezbollah », précise le communiqué.
En réponse à ces accusations du ministère syrien de l’Intérieur, le parti chiite a affirmé n'avoir « aucune activité, affiliation ou relation avec aucun parti en Syrie » et nié toute présence dans le pays voisin. « Le Hezbollah est profondément attaché à l'unité de la Syrie et à la sécurité de son peuple », a ajouté le communiqué publié par le bureau de presse de la formation pro-iranienne.
Depuis la chute du régime Assad le 8 décembre 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah le reliant à l'Iran via la Syrie ont été largement entravées, alors que les autorités syriennes annoncent régulièrement déjouer des tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban.
En janvier dernier, le ministère syrien de l'Intérieur a indiqué que trois roquettes ont été lancées contre le quartier de Mazzé, dont l'une a endommagé une mosquée, tandis qu'une autre est tombée à proximité de l'aéroport militaire, sans faire de victime. En décembre, l'agence de presse officielle Sana citait une source militaire affirmant que trois projectiles d'origine inconnue avaient visé une zone proche de l'aéroport militaire de Mazzé, sans causer de dégâts ni faire de victime. En décembre, une femme avait été blessée lors d'une attaque à la roquette ayant touché une maison à Mazzé, Sana citait aussi une source militaire selon laquelle l'attaque avait été menée « à l'aide de roquettes tirées depuis une plateforme mobile ».


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