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Culture - Cinéma

Relire « L’Étranger » depuis l’Algérie coloniale : le geste politique de François Ozon

En réinscrivant le roman d’Albert Camus dans un pays occupé, le cinéaste le fait basculer du mythe existentiel vers une lecture politique longtemps éludée.

Relire « L’Étranger » depuis l’Algérie coloniale : le geste politique de François Ozon

Dans « L’Étranger », Benjamin Voisin incarne Meursault, passager indifférent d’un bus d’Alger dans une image qui rappelle l’inégalité coloniale hors champ. Photo Gaumont Distribution

Ce n’est ni l’absurde, ni Meursault, ni même Albert Camus que François Ozon choisit de placer au centre de L’Étranger. Son geste le plus audacieux – et le plus politique – consiste à mettre en pleine lumière le contexte colonial dans lequel se déroule l’histoire. En réinscrivant le roman de Camus dans l’Algérie occupée du début des années 1940, le cinéaste français déplace subtilement mais radicalement le regard : ce qui était longtemps lu comme une fable existentielle universelle devient aussi, frontalement, le récit d’une violence exercée sur une terre et des corps invisibilisés.C’est depuis ce point précis que s’ouvre le film, actuellement à l’affiche dans les salles libanaises. Et c’est depuis ce point que François Ozon propose une lecture contemporaine, portée par une langue cinématographique classique, de la philosophie camusienne...
Ce n’est ni l’absurde, ni Meursault, ni même Albert Camus que François Ozon choisit de placer au centre de L’Étranger. Son geste le plus audacieux – et le plus politique – consiste à mettre en pleine lumière le contexte colonial dans lequel se déroule l’histoire. En réinscrivant le roman de Camus dans l’Algérie occupée du début des années 1940, le cinéaste français déplace subtilement mais radicalement le regard : ce qui était longtemps lu comme une fable existentielle universelle devient aussi, frontalement, le récit d’une violence exercée sur une terre et des corps invisibilisés.C’est depuis ce point précis que s’ouvre le film, actuellement à l’affiche dans les salles libanaises. Et c’est depuis ce point que François Ozon propose une lecture contemporaine, portée par une langue...
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