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Dernières Infos - Etats-Unis

La Nasa rapporte la hausse des températures mondiales sans parler de climat


Le logo de la Nasa. Photo REUTERS/Evelyn Hockstein/File Photo

La Nasa, l'agence spatiale américaine qui travaille aussi sur le climat, a rapporté mercredi la hausse des températures à travers la planète sans évoquer le réchauffement climatique et la responsabilité humaine, à l'inverse de l'an passé, suivant ainsi les consignes du gouvernement climatosceptique de Donald Trump.

L'an dernier, avant le retour du républicain au pouvoir, la Nasa écrivait clairement, à l'occasion de la publication de son rapport annuel sur les températures, que le « réchauffement climatique a été provoqué par les activités humaines », évoquant ses conséquences dramatiques: « canicules, incendies, précipitations extrêmes et inondations côtières ».

Cette année, rien de tout cela, si ce n'est une poignée de paragraphes purement descriptifs, qui n'évoquent pas le changement climatique.

Selon ce rapport, les températures à la surface de la planète étaient en 2025 légèrement supérieures à celle de 2023, une différence dans la marge d'erreur, faisant de l'année dernière, ex aequo avec 2023, la seconde année la plus chaude jamais enregistrée, après 2024.

D'autres institutions spécialisées, comme l'observatoire européen Copernicus ou la NOAA, une autre agence fédérale américaine qui travaille sur le climat, utilisent des méthodologies différentes et affirment que 2025 se classe comme la 3e année la plus chaude.

« Avec Donald Trump et les républicains, l'Etat américain est désormais, comme la Russie ou l'Arabie saoudite, un pétro-Etat, et ce que font ses ministères et agences peut être lu à la lumière de l'engagement de ces pollueurs, qui mènent la danse », a réagi auprès de l'AFP le climatologue Michael Mann, de l'université de Pennsylvanie. « Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que les responsables de la Nasa cherchent à cacher les conclusions de leur propre agence qui entrent en contradiction avec leur discours climatosceptique », a-t-il ajouté.

Selon la Nasa, institution majeure dans la recherche sur le climat de longue date, les températures de 2025 étaient 1,19 °C au-dessus de la moyenne des années 1951-1980. Son analyse se base sur les données de plus de 25.000 stations météos à travers le monde, y compris en mer et sur l'Antarctique.

Donald Trump, aidé dans sa campagne de réélection par l'industrie pétrolière, multiplie depuis son arrivée au pouvoir les gestes en faveur des énergies fossiles et a retiré les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat. Son gouvernement s'en est aussi pris à la science du climat, faisant fermer un centre de recherche, couper des subventions et retirer Washington de la coopération mondiale en la matière.

La Nasa, l'agence spatiale américaine qui travaille aussi sur le climat, a rapporté mercredi la hausse des températures à travers la planète sans évoquer le réchauffement climatique et la responsabilité humaine, à l'inverse de l'an passé, suivant ainsi les consignes du gouvernement climatosceptique de Donald Trump.L'an dernier, avant le retour du républicain au pouvoir, la Nasa écrivait clairement, à l'occasion de la publication de son rapport annuel sur les températures, que le « réchauffement climatique a été provoqué par les activités humaines », évoquant ses conséquences dramatiques: « canicules, incendies, précipitations extrêmes et inondations côtières ».Cette année, rien de tout cela, si ce n'est une poignée de paragraphes purement descriptifs, qui n'évoquent pas le...