Bachar el-Assad (à gauche) remercie le peuple syrien au 7e jour de la mort de son frère Bassel. À ses côtés son père, le président Hafez el-Assad, le 28 janvier 1994. Photo SANA/Archives L’Orient-Le Jour
La chute du régime Assad, le 8 décembre 2024, est venue clore officiellement l’ère d’une idéologie issue du nationalisme arabe, dont l’Irak et la Syrie furent les deux bastions.
L'OLJ / Par Soulayma MARDAM BEY, le 25 janvier 2026 à 00h00
Bachar el-Assad (à gauche) remercie le peuple syrien au 7e jour de la mort de son frère Bassel. À ses côtés son père, le président Hafez el-Assad, le 28 janvier 1994. Photo SANA/Archives L’Orient-Le Jour
Pour la citation de Robert Montagne, la référence est : Persée, le traité franco-syrien, in Politique étrangère, numéro 5-1936- 1er année, pp34-54 Pour la citation de T.E.Lawrence, les sept piliers de la sagesse, Petite bibliothèque Payot, 2006, p.457
C'est un message pour M. François Boustani: pourriez-vous me donner la référence de votre citation d'Orwell. Mille merci par avance
Excellent article ! Merci Soulayma H Barakat
Michel et Salahedine vivaient-ils dans un Lala land de leur imagination ou n'avaient ils point lu l'histoire de notre région... only the shadow knows
T.E. Lawrence fait preuve d’une grande lucidité en écrivant dès 1922 « Le levant demeure une mosaïque raciale et religieuse aux contours bien marqués. Tout essai de large unification aboutirait forcément à un ouvrage fait de pièces et de morceaux et à une administration déplaisante pour un peuple que ses instincts ramenaient toujours à une organisation locale et familiale ».
La réalité est que malgré une langue commune, le monde arabe compte cinq entités historiques différentes : en plus du Levant, le Maghreb, l’Égypte, la péninsule arabique et la Mésopotamie. Le Levant malgré sa diversité, présente une certaine unité, c’est la même cuisine à Beyrouth et à Damas, le même dialecte en Syrie et au Liban et les mêmes communautés répartis sur l’ensemble de ce territoire. Mais le Levant est une mosaïque communautaire marquée par les ressentiments, les peurs ancestrales. Toute tentative d'unification est vouée à l'échec.
Merci madame pour cet article remarquable. Il faut ajouter que la dérive du nationalisme arabe était prévisible. Dans un article prémonitoire écrit en 1936 à l’occasion du traité franco-syrien, l’anthropologue, islamologue et professeur au Collège de France, Robert Montagne conclut à propos du nationalisme arabe « … Il dépend de la sagesse des élites que cette grande vague d’enthousiasme soulevée par les écrivains, les poètes, les chefs de guerre et les orateurs, qui entraîne et soulève les masses, ne vienne pas se briser sur le rocher des dures réalités. »
Excellent article!
""…et je n’appartiens pas à un seul pays », rétorque Michel Aflak"", Animé par cette utopie, cette déclaration vaut tant d’explications. La conclusion : ""Face à l’inconnu, les sociétés se raccrochent parfois aux reliques du monde d’avant""… et surtout au repli identitaire/religieux. L’idée que la dictature baasiste-alaouite a permis une certaine "stabilité" à la Syrie, n’a plus de sens. Cet article est à mes yeux, et c’est surement subjectif, une suite à : ""L’enfer, c’est les autrtes : pourquoi le monde arabe peine à s’émanciper du confessionnalisme"" du 24 août dernier. Passionnant.
Pour la citation de Robert Montagne, la référence est : Persée, le traité franco-syrien, in Politique étrangère, numéro 5-1936- 1er année, pp34-54 Pour la citation de T.E.Lawrence, les sept piliers de la sagesse, Petite bibliothèque Payot, 2006, p.457
14 h 34, le 05 février 2026