Le Trésor américain a menacé à demi-mots jeudi l’Association des banques au Liban. Photo AFP
Le gouvernement américain a annoncé mardi une série de sanctions visant une dizaine de personnes et entreprises basées au Venezuela ou aidant le pays sud-américain à se fournir en drones iraniens, accusant les deux pays de « participer à la prolifération » de l'armement dans le monde.
Selon le département du Trésor, les sanctions concernent une entreprise vénézuélienne, Empresa Aeronautica Nacional (AENSA), accusée de se fournir en drones auprès de Qods Aviation Industries, le spécialiste iranien du drone de combat. Elles visent également le président de cette entreprise, Jose Jesus Urdaneta Gonzalez. Par ailleurs, trois personnes et deux entreprises installées en Iran sont ciblées, accusées cette fois de chercher à se fournir en produits chimiques nécessaires à la fabrication de missiles balistiques par Téhéran. Enfin, Washington a ciblé un groupe iranien de défense, Rayan Fan Group, ainsi que plusieurs de ses dirigeants et filiales, accusés de participer au développement des programmes spatial et balistique iraniens.
« Le département du Trésor veut tenir l'Iran et le Venezuela pour responsables de leurs efforts pour inciter à la prolifération d'armes mortelles partout dans le monde », a souligné le sous-secrétaire au Trésor en charge du terrorisme et du renseignement financier, John Hurley, cité dans le communiqué. Une décision qui s'inscrit, a assuré Washington, dans la remise en place de sanctions visant l'Iran par les Nations unies fin septembre. « Les efforts de l'Iran pour fournir des armes conventionnelles à Caracas constituent une menace pour les intérêts américains sur le continent et les Etats-Unis vont prendre les mesures nécessaires pour empêcher ce commerce », a ajouté le Trésor dans son communiqué.
Les sanctions impliquent le gel des avoirs détenus directement et indirectement, par les personnes et entreprises visées, sur le territoire américain, ainsi que l'interdiction pour les entreprises ou citoyens américains, ainsi que les étrangers s'ils utilisent le dollar, de commercer avec les cibles de ces sanctions.
Les Etats-Unis exercent une forte pression sur Caracas depuis des mois, cherchant à pousser au départ le président Nicolas Maduro, accusé par Washington d'être à la tête d'un vaste réseau de narcotrafic. Ils ont mené de nombreuses frappes contre des embarcations de trafiquants présumés, faisant plus de 100 morts dans les Caraïbes et le Pacifique. Le président américain Donald Trump a revendiqué lundi une frappe directe sur le territoire vénézuélien pour détruire un quai utilisé par des bateaux accusés de participer au trafic de drogues.
Washington a déployé un important dispositif militaire dans les Caraïbes et imposé au Venezuela un blocus visant des pétroliers sous sanctions. M. Maduro dément les accusations américaines, et assure que les Etats-Unis cherchent à le renverser pour s'emparer du pétrole vénézuélien, principale ressource du pays.


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