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Moyen-Orient - Enquête

Comment les magnats syriens ont sauvé leur peau en mettant la main à la poche

Des hommes d’affaires proches du régime Assad ont accepté de se délester d’une partie de leur fortune. D’autres ont préféré ne pas revenir au pays et jouir de la dolce vita de Dubaï ou Beyrouth.

Comment les magnats syriens ont sauvé leur peau en mettant la main à la poche

Les hommes d'affaires syriens, Samir Hassan (au centre), de gauche à droite : Issam Anbouba, Mohammad Hamcho, Houssam Qaterji, Samer Foz et Tarif Akhrass. Photomontage Céline Bejjani/L'Orient-Le Jour

7 décembre 2024. À la frontière de Masnaa, une berline s’insère dans le flot incessant des véhicules qui fuient la Syrie. Rien ne la distingue des milliers d’autres qui, ce jour-là, cherchent à quitter le pays au plus vite. À l’intérieur, Samir Hassan, l’un des hommes d’affaires proches du clan Assad – un de ces testaferros connus pour leur rôle dans les circuits financiers opaques du régime –, roule vers Beyrouth.Les forces de Hay’at Tahrir al-Cham ne sont plus qu’à quelques centaines de kilomètres de Damas ; quelques heures plus tard, elles entreront dans la capitale. Samir Hassan, lui, file tout droit vers son pied-à-terre du « Carré d’or », ce quartier huppé de la capitale libanaise où un partie de l’élite syrienne a depuis longtemps ses habitudes. « Les hommes d’affaires, notamment ceux qui s’étaient enrichis par leur proximité avec...
7 décembre 2024. À la frontière de Masnaa, une berline s’insère dans le flot incessant des véhicules qui fuient la Syrie. Rien ne la distingue des milliers d’autres qui, ce jour-là, cherchent à quitter le pays au plus vite. À l’intérieur, Samir Hassan, l’un des hommes d’affaires proches du clan Assad – un de ces testaferros connus pour leur rôle dans les circuits financiers opaques du régime –, roule vers Beyrouth.Les forces de Hay’at Tahrir al-Cham ne sont plus qu’à quelques centaines de kilomètres de Damas ; quelques heures plus tard, elles entreront dans la capitale. Samir Hassan, lui, file tout droit vers son pied-à-terre du « Carré d’or », ce quartier huppé de la capitale libanaise où un partie de l’élite syrienne a depuis longtemps ses habitudes. « Les hommes d’affaires, notamment ceux...
commentaires (4)

Il faut agir par surprise. Les surprendre quand ils ne s'y attendent pas, chez eux au milieu de leurs familles, ou a leur bureaux parmi leurs employes. Puis, les trainer de force, et publiquement, dans des geoles sombres et bien profondes (pas dans l'appartement confortable du commandant des FSI). Apres les avoirs bien fait mariner entre assassins, voleurs et violeurs, les emmener, hirsutes, mal rases, devant leurs juges. De nouveaux juges, honnetes, pas les anciens corrompus. Et, la, les depouiller de leurs fortunes mal acquises et les condamner pour longtemps. Ils se reconnaitrons....

Michel Trad

16 h 50, le 30 décembre 2025

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Commentaires (4)

  • Il faut agir par surprise. Les surprendre quand ils ne s'y attendent pas, chez eux au milieu de leurs familles, ou a leur bureaux parmi leurs employes. Puis, les trainer de force, et publiquement, dans des geoles sombres et bien profondes (pas dans l'appartement confortable du commandant des FSI). Apres les avoirs bien fait mariner entre assassins, voleurs et violeurs, les emmener, hirsutes, mal rases, devant leurs juges. De nouveaux juges, honnetes, pas les anciens corrompus. Et, la, les depouiller de leurs fortunes mal acquises et les condamner pour longtemps. Ils se reconnaitrons....

    Michel Trad

    16 h 50, le 30 décembre 2025

  • Si vous vouliez faire le même article chez nous, ce ne sont pas de simples hommes d’affaires qui auront leur photo dans le journal, mais bien des politiciens et pas des moindres ! Chez nous le gouvernant doit être aussi homme d’affaires sinon il n’a pas sa place dans l’Etat. A commencer par un sinistre ancien Président et en passant par un ex chef du gouvernement pour aboutir à un gouverneur de la BC et un chef du Parlement. Ce sont bien eux qui ont , en premier ,volé l’argent des honnêtes gens. Tout le monde le sait sauf la justice. On n’a rien à envier aux syriens, on a fait bien pire !

    NG

    04 h 53, le 30 décembre 2025

  • Nos dirigeants ont toujours été la pour monnayer notre sécurité contre des dollars sonnant et trébuchants. Ils ne sont pas sans savoir que la présence de ces assassins est une menace pour nous, citoyens libanais, puisque tôt ou tard des attentats se feront sur notre sol avec un lot de morts d’innocents libanais dont nos dirigeants semblent ne pas s’en soucier tant que les dollars amassés sommeillent sur leurs comptes dans les paradis fiscaux ou dans leurs coffres personnels. Une bombe à retardement dont ils sont les premiers complices de sa déflagration.

    Sissi zayyat

    11 h 01, le 29 décembre 2025

  • lecon a en tirer : l'etat libanais doit imperativement suivre la meme strategie que celle de la nouvelle syrie. le tresor recouvrerait pour sur des milliards de $. facilement recouverable SI la volonte existe.

    L’acidulé

    10 h 55, le 29 décembre 2025

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