Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Mécanisme

Sur fond de tensions, Israël affirme vouloir établir « une base de relations » avec le Liban

De son côté, la présidence libanaise a annoncé que l'ancien ambassadeur Simon Karam sera la personnalité civile qui représentera le Liban aux réunions du comité de surveillance du cessez-le-feu.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 15 septembre 2025 à Jérusalem. REUTERS/Nathan Howard/Pool/File Photo

Israël a annoncé mercredi l'envoi d'un émissaire pour une rencontre avec des responsables au Liban, présentant cela comme une « première tentative pour établir une base de relations et de coopération économique » entre les deux pays, toujours en état de guerre.

Cette annonce survient sur fond de tensions croissantes entre Israël et le Liban, où l'armée israélienne a multiplié ces dernières semaines les frappes contre ce qu'elle présente comme des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah, et après le passage à Jérusalem de Morgan Ortagus, émissaire américaine pour le Proche-Orient. De son côté, le Liban a annoncé mercredi que, à la demande des Etats-Unis, un civil allait désormais diriger la délégation le représentant dans le mécanisme chargé de surveiller le cessez-le-feu avec Israël entré en vigueur il y a un an.

Une réunion de ce mécanisme est en cours mercredi matin au Liban, en présence de Mme Ortagus, a indiqué à l'AFP une source proche des participants, indiquant que les deux délégations, libanaise et israélienne, étaient désormais dirigées par des civils.

Lire aussi

Premières discussions directes entre le Liban et Israël depuis plus de 40 ans

Les réunions de cet organisme qui regroupe outre le Liban et Israël, les Etats-Unis, la France et l'ONU, se tiennent au quartier général des forces de l'ONU au Liban (Finul) à Naqoura, localité du sud du Liban frontalière d'Israël Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu « a chargé le directeur par intérim du Conseil de sécurité nationale d'envoyer un représentant de sa part à une réunion avec des responsables gouvernementaux et économiques au Liban », a indiqué un communiqué de son bureau sans plus de précisions.

Jusqu'à présent, les délégations des deux pays étaient formées de militaires et la délégation libanaise évitait tout contact direct avec la partie israélienne, selon une source diplomatique qui a requis l'anonymat. La nomination d'un civil intervient après que le Liban s'est déclaré prêt à des négociations avec Israël.

« Pas de calme »

« Le président Joseph Aoun a décidé de charger l'ancien ambassadeur Simon Karam de présider la délégation libanaise aux réunions du mécanisme », a annoncé la porte-parole de la présidence libanaise Najat Charafeddine. Elle a précisé que cette décision avait été prise « suite à la demande des Etats-Unis (...) et après avoir été informés qu'Israël acceptait de joindre un membre non militaire à sa délégation ».

En novembre, l'émissaire américain Tom Barrack avait estimé que des négociations directes entre le Liban et Israël pourraient être la clé pour réduire la tension, alors qu'Israël a intensifié ces dernières semaines ses frappes sur le Liban en dépit du cessez-le-feu.

Accusant le Hezbollah de violer les termes de la trêve en se réarmant dans le sud du pays, l'armée israélienne a multiplié depuis plusieurs semaines les frappes aériennes sur ce qu'elle présente comme des membres ou des infrastructures du mouvement dans le sud du Liban. Depuis plusieurs semaines, la presse israélienne multiplie les articles sur la possible imminence d'une nouvelle campagne militaire israélienne contre le Hezbollah au Liban.

Il n'y aura « pas de calme » au Liban sans sécurité pour Israël, avait déclaré le ministre de la Défense israélien Israël Katz le 26 novembre. « Nous ne permettrons aucune menace contre les habitants du nord (d'Israël), et une pression maximale continuera à être exercée et même s'intensifier », avait-il dit devant le Parlement israélien, avançant pour preuve « l'élimination » quelques jours plus tôt à Beyrouth du chef militaire du Hezbollah, Haitham Ali Tabatabai. Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait déclaré le 28 novembre que son mouvement se réservait « le droit de répondre » en temps voulu à cet assassinat.

Israël a annoncé mercredi l'envoi d'un émissaire pour une rencontre avec des responsables au Liban, présentant cela comme une « première tentative pour établir une base de relations et de coopération économique » entre les deux pays, toujours en état de guerre.Cette annonce survient sur fond de tensions croissantes entre Israël et le Liban, où l'armée israélienne a multiplié ces dernières semaines les frappes contre ce qu'elle présente comme des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah, et après le passage à Jérusalem de Morgan Ortagus, émissaire américaine pour le Proche-Orient. De son côté, le Liban a annoncé mercredi que, à la demande des Etats-Unis, un civil allait désormais diriger la délégation le représentant dans le mécanisme chargé de surveiller le cessez-le-feu avec...