Le ministre des Finances, Yassine Jaber lors de la conférence de l’Union des banques arabes, tenue à Beyrouth, le 27 novembre 2025. Photo tirée de l'Ani
Le ministre des Finances, Yassine Jaber, a affirmé jeudi que le gouvernement « œuvre à replacer le Liban sur la carte économique de la région » lors de la conférence de l’Union des banques arabes, intitulée « L’investissement dans la reconstruction et le rôle des banques » , tenue à Beyrouth.
« Nous travaillons aujourd’hui à repositionner le Liban dans l’économie régionale, en l’intégrant aux grands projets d’infrastructures, en construisant des hubs dédiés au commerce et au partage de savoirs, et en transformant nos ports et aéroports en pôles régionaux du transport, des services et de l’innovation », a déclaré M. Jaber. Le ministre a ajouté que le gouvernement ambitionne également de « reconstruire un secteur bancaire solide et fiable, capable de se relever, de retrouver son rôle de leader dans la région et de redevenir un moteur de croissance et de confiance ».
Jouant sur l'image du « phénix renaissant de ses cendres », le ministre des Finances a loué la capacité du pays à surmonter les crises, à se reconstruire et à attirer à nouveau les investisseurs qui l’avaient quitté, évoquant une « réalité incarnée par les Libanais grâce à une volonté exceptionnelle de rester, de produire et de reconstruire ».
« Le Liban ne s’est pas effondré » et demeure « un pays qui travaille, qui résiste et qui cherche une nouvelle occasion de se relever », a-t-il insisté, avant d’assurer que la mise en œuvre de réformes avec le Fonds monétaire international (FMI) restait au cœur des engagements du gouvernement de Nawaf Salam, et ce alors que les négociations sont bloquées depuis plusieurs mois en raison d’un différend qui remonte au début de la crise entre le Fonds, d’un côté, et les actionnaires de banques et leurs alliés, de l'autre côté, sur la façon de répartir les pertes financières colossales du pays.
Le ministre a enfin affirmé que la réforme du secteur public et la redynamisation du rôle de l’État afin qu’il devienne un moteur pour les investissements du secteur privé faisaient aussi partie des priorités du gouvernement.


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