Des secouristes de la Défense civile portent assistance à des ouvriers coincés après l’effondrement d’un mur sur un chantier à Tripoli, le 27 octobre 2025. Photo parvenue à notre correspondant Michel Hallak
Un ouvrier est décédé lundi après l’effondrement d’un mur sur un chantier situé près de la mosquée el-Rahmane, à Tripoli (Liban-Nord), rapporte notre correspondant dans la région, Michel Hallak. L’homme était resté coincé pendant près de deux heures sous les décombres, tandis qu’un autre ouvrier, secouru plus tôt, a survécu.
La victime, grièvement blessée, a été transportée à l’hôpital el-Mazloum de la deuxième ville du pays, où elle a finalement succombé à ses blessures.
Contacté par L'Orient-Le Jour, Béchara Asmar, président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara Asmar, a déclaré que les incidents sur les lieux de travail causant des blessures graves, voire la mort des travailleurs, « sont en hausse au Liban », avant de pointer le manque de contrôle sur le terrain.
Le « ministère des Travaux publics est chargé d’assurer le suivi de la sécurité des travailleurs, mais dans les faits, personne ne s’en occupe réellement ni ne veille à l’application stricte des mesures de protection. Nous ne cessons de tirer la sonnette d’alarme, mais rien ne change concrètement », a-t-il regretté.
De son côté, une source au sein du ministère des Travaux publics a précisé que « cet incident malheureux ne relève pas du champ d’action du ministère ».
« Nous imposons des conditions à tous nos entrepreneurs qui travaillent sur des projets dépendant du ministère. Nous avons des bureaux de conseil qui supervisent les travaux en cours et nous intervenons systématiquement lorsqu’il s’agit de projets relevant de notre compétence. En revanche, les municipalités sont responsables du contrôle et de la délivrance des permis de construire. Ce sont elles qui assurent le suivi de ce type d’incidents. » La municipalité de Tripoli n’était pas disponible pour un commentaire au moment de la publication de l’article.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine