Le maire d'Istanbul, Ekrem Imamoglu salue ses partisans après avoir reçu le certificat de maire devant le palais de justice de Caglayan à Istanbul, Turquie, le 3 avril 2024. Photo d'archives Dilara SENKAYa/Reuters
Une enquête pour espionnage a été ouverte contre le maire d'opposition d'Istanbul Ekrem Imamoglu, incarcéré depuis mars pour des accusations de corruption qu'il rejette, a rapporté vendredi l'agence de presse étatique Anadolu.
Son directeur de campagne lors des élections municipales de 2019 et 2024, Necati Özkan, et le rédacteur en chef de la chaîne d'opposition Tele1, Merdan Yanardag, sont également visés par l'enquête du parquet général d'Istanbul.
Cette nouvelle enquête visant Ekrem Imamoglu, considéré comme le plus sérieux rival du président Recep Tayyip Erdogan, intervient alors qu'une audience s'est ouverte vendredi à Ankara sur des allégations de fraude lors d'un congrès du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), sa formation politique.
L'affaire avait démarré avec l'arrestation début juillet d'un homme d'affaires turc accusé d'espionnage au profit d'Etats étrangers. Selon le bureau du procureur d'Istanbul, cet homme d'affaires et M. Özkan auraient notamment, lors de la campagne de 2019, partagé des données électorales confidentielles avec des services de renseignement étrangers. Les partisans du CHP, sorti large vainqueur d'élections locales l'an passé aux dépens de la coalition au pouvoir, accusent le gouvernement de chercher à affaiblir l'opposition avec l'aide de la justice.

