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Moyen-Orient - Reportage

Dans le royaume d’Abou Salim, la présence indéboulonnable du régime Assad

La ville d’origine d’un des plus hauts dignitaires du pouvoir déchu a représenté une exception pendant la guerre civile. Aujourd’hui, sa population se divise sur la préservation de son héritage. 

Dans le royaume d’Abou Salim, la présence indéboulonnable du régime Assad

La statue déboulonnée de Hafez el-Assad, la plus grande de Syrie, a été construite sur demande d’Abou Salim. Deir Attiyé, le 9 août 2025. Clara Hage/L’Orient-Le Jour

Deir Attiyé s’étend au pied de la colline où gît l’immense statue de Hafez el-Assad. À la chute du pouvoir de son fils Bachar, le 8 décembre 2024, les habitants sont venus des villages alentour pour déboulonner ce colosse de pierre d’une vingtaine de mètres de hauteur, stratégiquement placé pour être visible des quatre coins de la ville, jusque sur l’autoroute qui relie Damas à Homs. Personne ne pouvait se soustraire à son regard de marbre. Certains osaient à peine le regarder, encore moins s’en approcher. L’endroit était interdit aux visiteurs. Il a fallu trois jours pour le faire tomber à coups de pelleteuse, raconte Abou Hussein, membre des nouvelles forces de la Sûreté générale. En cette fin d’après-midi, quelques badauds se prennent en photo, piétinant le bloc de pierre quasiment entier, sous la surveillance de ces gardes. « On va...
Deir Attiyé s’étend au pied de la colline où gît l’immense statue de Hafez el-Assad. À la chute du pouvoir de son fils Bachar, le 8 décembre 2024, les habitants sont venus des villages alentour pour déboulonner ce colosse de pierre d’une vingtaine de mètres de hauteur, stratégiquement placé pour être visible des quatre coins de la ville, jusque sur l’autoroute qui relie Damas à Homs. Personne ne pouvait se soustraire à son regard de marbre. Certains osaient à peine le regarder, encore moins s’en approcher. L’endroit était interdit aux visiteurs. Il a fallu trois jours pour le faire tomber à coups de pelleteuse, raconte Abou Hussein, membre des nouvelles forces de la Sûreté générale. En cette fin d’après-midi, quelques badauds se prennent en photo, piétinant le bloc de pierre quasiment entier, sous la...
commentaires (3)

Ils volent le peuple et leur grande générosité redonne des miettes au même peuple.

Ma Realite

07 h 09, le 14 septembre 2025

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Commentaires (3)

  • Ils volent le peuple et leur grande générosité redonne des miettes au même peuple.

    Ma Realite

    07 h 09, le 14 septembre 2025

  • …le temps passe, et Assad se demande ce que ces trois larrons sont devenus. Il envoie ses Moukhabarat voir ce qu‘il en est et lui faire un rapport. Le premier, le pauvre, avec la dévaluation de la livre, il ne lui reste plus rien. Le deuxième, ya Haram, il a spéculé dans l‘immobilier et il a tout perdu. Le troisième, par contre, se porte à merveille, il a fait fortune! - Ah bon? Comment ça? - Il passe sa journée devant la statue. Il a installé un petit écriteau: Crachat: 1$; Pipi: $5 :-)

    Alain

    04 h 30, le 14 septembre 2025

  • Dans les années 80, trois libanais sauvent la vie de Hafez el Assad. Plein de reconnaissance, il leur dit qu‘ils pouvaient lui demander ce qu‘ils voulaient, et que ce voeu serait exaucé. Le premier demande 1,000,000 de LL. Aucun problème, l‘argent est transféré. Le deuxième demande 1,000,000 de dollars, Là aussi, pas de problème. Le troisième lui dit: M. le président, je serais honoré si vous pouviez faire bâtir une statue à votre effigie à l‘entrée de mon village. Assad est très content, et bien sûr, il fait bâtir la statue la plus monumentale qui soit…

    Alain

    04 h 22, le 14 septembre 2025

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