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Moyen-Orient - Reportage

« Personne n’est mort entre ces murs, c’est déjà un miracle » : à Alep, le palais retrouvé de Bab Qinnasrin

Après quinze ans d’absence, deux architectes redécouvrent ce joyau historique abandonné brutalement aux premières étincelles de la guerre civile.

« Personne n’est mort entre ces murs, c’est déjà un miracle » : à Alep, le palais retrouvé de Bab Qinnasrin

Michel Charrière (à gauche) et Joseph Achkar (à droite) dans le salon latéral du palais. Photo Karam al-Masri/L'Orient-Le Jour

Un jeune homme enjambe sa mobylette à la vue de ces drôles de messieurs qui s’engagent dans une ruelle ombragée de Bab Qinnasrin, quartier historique de la vieille ville d’Alep en partie défiguré par la guerre. Il a 16 ans, presque le nombre d’années de la dernière visite de Michel Charrière et Joseph Achkar dans leur propriété. Panamas vissés sur la tête, le célèbre couple d’architectes, l’un français, l’autre franco-libanais, salue en voisin le gérant de la savonnerie du quartier, devant les regards circonspects des passants. Après quinze ans d’absence, ils sont venus de Paris pour retrouver leur palais médiéval, un joyau construit entre les XIIe et XIVe siècles, que ces amoureux des vieilles pierres ont dégoté au début des années 2000, puis restauré pendant près d’une décennie avant que la guerre civile n’éclate en Syrie. « Un petit...
Un jeune homme enjambe sa mobylette à la vue de ces drôles de messieurs qui s’engagent dans une ruelle ombragée de Bab Qinnasrin, quartier historique de la vieille ville d’Alep en partie défiguré par la guerre. Il a 16 ans, presque le nombre d’années de la dernière visite de Michel Charrière et Joseph Achkar dans leur propriété. Panamas vissés sur la tête, le célèbre couple d’architectes, l’un français, l’autre franco-libanais, salue en voisin le gérant de la savonnerie du quartier, devant les regards circonspects des passants. Après quinze ans d’absence, ils sont venus de Paris pour retrouver leur palais médiéval, un joyau construit entre les XIIe et XIVe siècles, que ces amoureux des vieilles pierres ont dégoté au début des années 2000, puis restauré pendant près d’une décennie avant que la...
commentaires (2)

Mais quand le palais fut acheté, n’était-il pas un musée ouvert à tous, le plus inspirant et le plus intéressant de tout Alep?

Sophie Shihab

14 h 30, le 27 août 2025

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Commentaires (2)

  • Mais quand le palais fut acheté, n’était-il pas un musée ouvert à tous, le plus inspirant et le plus intéressant de tout Alep?

    Sophie Shihab

    14 h 30, le 27 août 2025

  • Magnifiques mécènes pour un magnifique palais, chaque vieille pierre et chaque tesson en valent la peine; "Objets inanimés avez vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer...." Merci pour cette merveilleuse ville si torturée .

    Avette

    17 h 10, le 26 août 2025

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