Une frappe israélienne a fait un mort vendredi dans le sud du Liban, a annoncé le ministère libanais de la Santé.
Cette attaque survient au lendemain de frappes israéliennes ayant tué sept personnes dans la vallée de la Bekaa (est), dont deux membres du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un mouvement palestinien de gauche.
L'homme tué vendredi dans le district de Nabatiyeh, Mohammad Shahadeh, dirigeait un site d'information local.
Une nécrologie du Hezbollah, partagée sur les réseaux sociaux, le décrit comme un "martyr sur la route de Jérusalem", terme utilisé par le mouvement pour désigner ses membres tués lors des combats avec Israël.
Le FPLP, qui possède comme tous les groupes palestiniens une branche armée, a annoncé de son côté la mort du "commandant et membre du Comité central, Mohammad Khalil Wishah" et du "commandant Mufid Hassan Hussein", tués jeudi, selon le mouvement, sur la route entre la Syrie et le Liban.
L'armée israélienne a confirmé la frappe, affirmant que Mohammad Khalil Wishah a servi dans le "département militaire et sécuritaire du FPLP en Syrie" et "a récemment mené des opérations militaires contre des cibles israéliennes".
Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024, Israël continue de mener des frappes en territoire libanais, affirmant viser le Hezbollah qui s'abstient de riposter.
L'armée israélienne accuse le Hezbollah, sorti affaibli de la guerre avec Israël, de chercher à reconstituer ses forces.
Sous pression des Etats-Unis et face aux craintes d'une intensification des attaques israéliennes, le gouvernement libanais avait chargé mardi l'armée de préparer un plan pour désarmer le mouvement islamiste d'ici la fin de l'année.
lar/nad/kir/ila/sg
© Agence France-Presse


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine