Une procession funéraire à Bebnine, dans le Akkar, pour deux membres des Forces al-Fajr, branche armée de la Jamaa al-Islamiya, tués lors d’une attaque israélienne dans la Békaa-Ouest en avril 2024. Photo Michel Hallak/L’Orient-Le Jour
La Jamaa Islamiya, un parti sunnite libanais affilié aux Frères musulmans et proche du Hamas, a démenti les informations de certains médias sur l'existence d'un camp d'entraînement pour ses membres à Aley, dans la montagne libanaise au sud de Beyrouth.
Citant une « source judiciaire », le journal Asharq al-Awsat, proche du pouvoir saoudien, a rapporté samedi qu'un camp d'entraînement du Hamas et de la Jamaa Islamiya avait été démantelé dans la région de Aley. Le média avait également indiqué, citant des « sources militaires libanaises » que les arrestations menées il y a trois semaines à Aïtat, dans le caza de Aley, de personnes en possession d'armes avaient été menées parmi des membres du Hamas et de l'aile militaire de la Jamaa Islamiya. L'armée libanaise avait, après ce coup de filet, affirmé qu'il ne s'agissait pas d'une cellule jihadiste, mais n'avait pas évoqué l'affiliation des suspects.
« Nous tenons à préciser, pour l'opinion publique libanaise, que le groupe ne dispose d'aucun camp d'entraînement armé, où que ce soit au Liban, et ne cherche pas à en établir. Il est attaché à la paix civile et à la stabilité, et a affirmé sa coopération et sa coordination avec les autorités compétentes au Liban afin de consolider cette situation », indique le communiqué de la Jamaa Islamiya publié samedi soir.
Le groupe ajoute qu'il refuse de « fournir le moindre prétexte à l’ennemi israélien pour poursuivre son agression contre le Liban, et a maintes fois réaffirmé son appel à l'adoption d'une stratégie de défense conforme au discours du président de la République sur la sécurité nationale et ses exigences ».
Des membres des Brigades al-Fajr de la Jamaa Islamiya avaient revendiqué plusieurs opérations militaires dans le sud du Liban pendant la guerre opposant Israël au Hezbollah, un parti-milice qui avait ouvert un front le 8 octobre 2023 en soutien à son allié palestinien, le Hamas, au début de la guerre menée par Israël à Gaza. Plusieurs miliciens du groupe ont été tués dans des frappes israéliennes, lors des 13 mois de conflit et après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 27 novembre 2024.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine