Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, le18 juillet 2025. Photo Thomas SAMSON / AFP
L'expédition de militants propalestiniens, dont deux élues LFI, transportant de l'aide à destination de Gaza est « irresponsable » et « ne peut contribuer en rien à résoudre la catastrophe humanitaire en cours », a affirmé lundi le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.
Le Handala, navire du mouvement « Flotille pour la liberté », a quitté le 13 juillet le port sicilien de Syracuse, un peu plus d'un mois après l'interception d'un précédent voilier, « le Madleen », avec à son bord la militante écologiste Greta Thunberg et l'élue du parti de gauche radicale LFI Rima Hassan.
Un total de 18 militants et trois journalistes se trouvent à bord du Handaka, dont deux élues LFI qui ont embarqué le 18 juillet sur le navire en escale à Gallipoli (sud-est de l'Italie): l'eurodéputée Emma Fourreau et la députée Gabrielle Cathala, élue du Val-d'Oise.
Cette dernière a appelé dimanche ses suiveurs sur les réseaux sociaux à interpeller Emmanuel Macron, Jean-Noël Barrot ainsi que le ministre des Armées Sébastien Lecornu pour qu'ils assurent leur sécurité.
« Les conseils aux voyageurs s'appliquent à tous, y compris aux députés LFI. Se rendre à Gaza est dangereux, strictement déconseillé, et ne peut contribuer en rien à résoudre la catastrophe humanitaire en cours sur place », a répondu M. Barrot sur X.
« Les équipes (du ministère des Affaires étrangères) - déjà très mobilisées - assureront comme toujours leur mission consulaire pour gérer au mieux les conséquences de cette initiative irresponsable », a-t-il ajouté.
L'expédition du Handala, financée par des campagnes de dons, a pour but d'apporter « une aide certes symbolique mais c'est une mission humanitaire pacifique, et il y a la volonté pour nous de garder les yeux rivés sur Gaza en cette période estivale », avait expliqué le 10 juillet à l'AFP Gabrielle Cathala.
Parmi les 18 militants figurent six Français, quatre Américains, deux Australiens, deux Espagnols, un Israélo-Américain, un Italien, une Norvégienne, un Tunisien, selon l'élue.
Dans la nuit du 8 au 9 juin, le voilier Madleen, avec à son bord 12 militants français, allemand, brésilien, turc, suédois, espagnol et néerlandais, avait été arraisonné par les forces israéliennes à environ 185 kilomètres à l'ouest de la côte de Gaza. Ils avaient ensuite été expulsés, certains après avoir été brièvement détenus.
Israël, dont l'offensive sur Gaza a débuté au lendemain de l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, a imposé début mars au territoire palestinien un blocus humanitaire. Ce blocus entraîne de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité, et n'a été que partiellement assoupli.
L'expédition de militants propalestiniens, dont deux élues LFI, transportant de l'aide à destination de Gaza est « irresponsable » et « ne peut contribuer en rien à résoudre la catastrophe humanitaire en cours », a affirmé lundi le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.Le Handala, navire du mouvement « Flotille pour la liberté », a quitté le 13 juillet le port sicilien de Syracuse, un peu plus d'un mois après l'interception d'un précédent voilier, « le Madleen », avec à son bord la militante écologiste Greta Thunberg et l'élue du parti de gauche radicale LFI Rima Hassan.Un total de 18 militants et trois journalistes se trouvent à bord du Handaka, dont deux élues LFI qui ont embarqué le 18 juillet sur le navire en escale à Gallipoli (sud-est de l'Italie): l'eurodéputée Emma Fourreau...


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