Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (C) se prête à une séance de photos avec le leader de la majorité au Sénat John Thune (3e à gauche), le leader de la minorité au Sénat Chuck Schumer (à droite) et d'autres sénateurs avant une réunion avec les législateurs au Capitole américain à Washington, DC, le 9 juillet 2025. Photo AFP/ALEX WROBLEWSKI
L'ambassadeur des Etats-Unis en Israël, Mike Huckabee, a apporté mercredi son soutien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu après avoir assisté à son procès pour corruption, affirmant que Donald Trump avait raison de dire qu'il s'agissait d'une « chasse aux sorcières ».
Au cours du procès, reporté à plusieurs reprises depuis son ouverture, M. Netanyahu a assuré n'avoir commis aucun acte répréhensible. Ses partisans jugent la procédure politique.
Le président américain Donald Trump a défendu le Premier ministre israélien haut et fort, fustigeant le procès le mois dernier sur sa plateforme Truth Social.
Après avoir assisté à l'audience de mercredi, M. Huckabee a écrit sur X qu'il en avait tiré une « conclusion »: Donald Trump « a encore raison ».
Dans sa publication, il a republié les propos de M. Trump, selon qui le procès est « une chasse aux sorcières politique », « très semblable à la chasse aux sorcières que j'ai été contraint d'endurer ».
Donald Trump accuse depuis des années ses opposants d'avoir instrumentalisé le ministère américain de la Justice pour le cibler.
En 2024, le républicain a été reconnu coupable de 34 délits de falsifications de documents comptables, destinées à cacher un paiement à l'actrice de films X Stormy Daniels pour éviter un scandale sexuel à la toute fin de sa campagne présidentielle de 2016.
M. Trump a également été visé par deux procédures au niveau fédéral, dont l'une l'accusait de tentatives illicites d'inverser les résultats du scrutin de 2020.
En Israël, Benjamin Netanyahu et son épouse, Sara, sont accusés d'avoir accepté des produits de luxe d'une valeur de plus de 260.000 dollars, tels que cigares, bijoux et champagne, de la part de milliardaires, en échange de faveurs politiques.
Dans deux autres affaires, M. Netanyahu est accusé d'avoir tenté de négocier une couverture plus favorable dans deux médias israéliens.
Au cours de son mandat actuel, commencé fin 2022, le gouvernement Netanyahu a proposé des réformes judiciaires de grande ampleur, que ses détracteurs estiment conçues pour affaiblir les tribunaux. Ces propositions ont déclenché d'énormes manifestations, interrompues seulement par le déclenchement de la guerre à Gaza.


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