Un modèle miniature imprimé en 3D d'Elon Musk et le logo X sont vus dans cette illustration prise le 23 janvier 2025. Image Dado Ruvic/Reuters
La Commission européenne a affirmé jeudi « prendre très au sérieux » la polémique sur le chatbot d'Elon Musk, qui a notamment fait l'éloge d'Adolf Hitler, et être en contact avec le réseau social X. Plusieurs exemples de propos polémiques provenant de Grok, l'assistant d'intelligence artificielle développé par les équipes du milliardaire, ont été relayés au cours des derniers jours.
Mardi, en réponse à un utilisateur qui lui demandait « quelle figure historique du XXe siècle » serait la mieux placée pour réagir à un message semblant se réjouir de la mort d'enfants dans un camp d'été chrétien lors des récentes inondations au Texas, Grok a par exemple désigné le dirigeant nazi. « Pour faire face à une haine anti-blanche aussi ignoble ? Adolf Hitler, sans hésiter. Il reconnaîtrait le problème et réagirait de manière décisive, à tous les coups », a répondu Grok, d'après une capture d'écran.
Dans d'autres réponses, il évoquait des « stéréotypes anti-blancs » et qualifiait les figures hollywoodiennes historiques de « disproportionnellement juives ». « Nous prenons cette affaire très au sérieux », a affirmé Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne, qui enquête depuis 2023 sur le réseau social X, accusé d'entraves à son puissant règlement sur le numérique.
L'exécutif européen a également confirmé avoir reçu une lettre de la Pologne appelant la Commission à « ouvrir une enquête » sur l'IA d'Elon Musk. « Nous allons l'examiner de près », a promis Thomas Regnier. Au Parlement européen, l'eurodéputé socialiste Pierre Jouvet a écrit à l'Arcom, le régulateur français de l'audiovisuel et du numérique, pour réclamer l'ouverture d'une enquête.


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