La voiture ciblée par un drone israélien, le 8 juillet 2025, près de Tripoli. Photo fournie par Michel Hallak.
Après avoir annoncé mardi avoir ciblé « une figure clé » du mouvement palestinien Hamas dans la région de Tripoli, dans le nord du Liban, l’armée israélienne a précisé en soirée avoir « tué Mehran Moustapha Baajour, un haut commandant du Hamas au Liban ». Le ministère libanais de la Santé a indiqué que la frappe a fait trois morts, tandis que le Hamas n’a pas confirmé officiellement la mort d’un de ses membres.
Selon un communiqué de Tsahal, Mehran Baajour a « dirigé et coordonné de nombreuses opérations terroristes contre l’armée israélienne et les citoyens israéliens ». « Durant la guerre en cours, il a notamment orchestré des tirs de roquettes contre Nahariya, Kiryat Shmona et d’autres villes » israéliennes, ajoute le texte.
Le communiqué précise également que Baajour « occupait un poste de commandement central au sein du Hamas au Liban et a contribué activement à l’implantation militaire de l’organisation dans le pays, au renforcement de ses capacités militaires, ainsi qu’à l’acquisition d’armements via des liens qu’il avait établis avec d'autres groupes terroristes dans la région ».
L’armée israélienne estime que son élimination constitue un « coup dur pour les activités du Hamas au Liban ».
Selon les informations de notre correspondant dans le Nord-Liban, Michel Hallak, des drones israéliens ont tiré deux missiles sur un véhicule 4x4 circulant sur la route Beddaoui Aïrouniyé–Nefaa, dans la région de Zghorta, à proximité du camp de réfugiés palestiniens de Beddaoui, au nord de Tripoli. Une autre voiture aurait également pris feu.
Le ministère libanais de la Santé a rapporté que la frappe a fait trois morts et treize blessés. Outre Baajour, figurent parmi les victimes Ali Hamaoui, qui se trouvait avec lui, ainsi que le propriétaire d’un garage situé à proximité du lieu de l’attaque, rapporte notre correspondant.
Il s’agit de la première frappe israélienne dans le nord du Liban depuis le cessez-le-feu qui a mis fin au conflit entre Israël et le Hezbollah en novembre 2024. Durant ce conflit, Israël avait mené plusieurs attaques dans la région, notamment un bombardement meurtrier à Zghorta qui avait fait plusieurs victimes civiles, ainsi qu’une frappe de drone sur un appartement du camp de Beddaoui.

