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Politique - Désarmement Du Hezbollah

Pour Samir Geagea, la réponse donnée par le Liban à Barrack est « illégitime et illégale »

Les FL brandissent la menace d'une démission du gouvernement. 

Pour Samir Geagea, la réponse donnée par le Liban à Barrack est « illégitime et illégale »

L’émissaire américain Tom Barrack lors de sa visite à Beyrouth le 7 juillet 2025. Photo Mohammad Yassine

Le chef des Forces libanaises, principal parti chrétien et formation résolument opposée au Hezbollah, a vivement critiqué dans un communiqué lundi la manière dont la présidence libanaise, celle du Conseil des ministres et celle du Parlement se sont arrogées le droit d'engager l’ensemble du Liban sur la question du désarmement du Hezbollah, dans la réponse transmise à l’émissaire américain Tom Barrack.

Arrivé le jour même au Liban, ce dernier a reçu, dès la première étape de sa visite, la réponse officielle du pays à la proposition américaine portant sur un plan de désarmement du Hezbollah et de transformation de la trêve conclue le 27 novembre dernier entre le parti chiite et Israël en paix durable.

« L’article 65 de la Constitution dispose que le pouvoir exécutif est confié au Conseil des ministres, qui élabore la politique générale de l’État dans tous les domaines, sans exception. Par conséquent, la réponse qui a été remise aujourd’hui par les trois présidents à l’émissaire américain Tom Barrack est contraire à la Constitution, à la loi, et ne peut en aucun cas être considérée comme officielle », critique le leader chrétien, dont la formation est représentée au gouvernement.

« Le Premier ministre est donc tenu de convoquer sans délai une réunion du Conseil des ministres, après avoir informé les ministres du contenu de la proposition de M. Barrack. Ce document doit être discuté lors d'une ou plusieurs séances du Conseil au grand complet, afin d’adopter une position officielle et constitutionnelle à son sujet », a-t-il poursuivi.

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Le chef des FL ne s’est pas arrêté là, estimant que « le sort et l’avenir des Libanais se jouent précisément en ce moment » et que « la moindre erreur ou négligence de la part de l’un des principaux responsables pourrait entraîner le pays dans le gouffre, ou, dans le meilleur des cas, le condamner à l’immobilisme, au blocage et à un recul progressif ».

« Avec ses rodomontades, le Hezbollah a déjà coûté au pays et à ses habitants ce que nous avons vécu au cours des trente dernières années, et plus particulièrement ces deux dernières années », ajoute M. Geagea. Le Hezbollah a entamé, dès le 8 octobre 2023, au lendemain de la guerre de Gaza, une séquence d’affrontements avec Israël à la frontière, qui a dégénéré en guerre quasi-totale en septembre 2024, jusqu’à la trêve conclue en novembre.

« Il semble aujourd’hui déterminé à lui infliger encore plus de pertes, de paralysie et d’occasions manquées. Si la position du Hezbollah s’explique par des fondements idéologiques figés et des liens extérieurs connus, rien ne justifie l’attitude actuelle des autorités libanaises », a encore insisté Geagea. Il a conclu son communiqué en appelant le Conseil des ministres et le Parlement à « assumer pleinement leurs responsabilités dans cette phase critique ».

Dimanche, le chef des FL avait déjà critiqué l’absence de position officielle du gouvernement libanais face à la proposition américaine visant selon lui « à faire avancer la situation dans le pays, en mettant fin à l’occupation israélienne et aux agressions de l’État hébreu d’une part, et au désarmement de toutes les forces illégales sur le territoire national d’autre part ».

« Comme si Nasrallah était toujours vivant »

La prise de position de Samir Geagea a été appuyée par un député des FL, Georges Okaïs, qui a déclaré lundi à Radio Liban Libre que sa formation politique envisageait de quitter le gouvernement, vu la façon dont la question du rétablissement du monopole de l’État sur les armes était traitée par les dirigeants libanais.

« Nous observons une confusion évidente au sein du régime iranien et des rangs du Hezbollah, mais le plus grand désarroi concerne celui de l’État libanais », a-t-il exposé, estimant que les dirigeants agissent comme si Hassan Nasrallah (l'ancien secrétaire général du parti chiite assassiné en septembre dernier par un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth, NDLR) était toujours en vie et que les rapports de force sur le terrain n’avaient pas changé. « Elles semblent ne pas croire qu’elles sont désormais en mesure de prendre les décisions nationales appropriées, à l’abri des pressions et des menaces. »

« Nous participons au gouvernement sur la base de sa déclaration ministérielle (qui a affirmé que l'État devrait détenir le monopole des armes dans le pays et a promis de libérer tout le territoire de l'invasion israélienne, NDLR). Si l’action gouvernementale ne reflète plus les objectifs de cette déclaration, nous pourrions alors revoir notre position. Nous ne jouerons pas le rôle de faux témoin », a-t-il lancé. « Pour l’heure, nous attendons de voir comment l’État agira sur la question des armes, avant de tirer les conclusions qui s’imposent. Il se peut que nous décidions de nous retirer du gouvernement et de lui retirer notre confiance s’il échoue à traduire sa déclaration en actes », a ajouté le député. Il a cependant tempéré son propos en assurant que « les contacts entre les Forces libanaises et le président de la République, le général Joseph Aoun, n’ont jamais été interrompus » et que sa formation soutient le mandat présidentiel, sans aucune « hostilité » vis-à-vis du chef de l'État ou du Premier ministre. « Nous avons plusieurs réserves quant à la gestion des affaires, notamment sur le plan souverain, en ce qui concerne l’absence de décision urgente et décisive pour collecter les armes illégales et étendre l’autorité exclusive de l’État sur l’ensemble de son territoire », a-t-il prévenu.

La question du désarmement du Hezbollah constitue le point d’achoppement le plus critique du cessez-le-feu conclu en novembre dernier entre le parti et Israël. Le premier refuse jusqu’à présent d’envisager cette question sans un retrait préalable d’Israël de cinq positions que son armée occupe toujours, tandis qu’Israël ne souhaite pas se retirer sans avoir la garantie que le parti sera désarmé. 

Le chef des Forces libanaises, principal parti chrétien et formation résolument opposée au Hezbollah, a vivement critiqué dans un communiqué lundi la manière dont la présidence libanaise, celle du Conseil des ministres et celle du Parlement se sont arrogées le droit d'engager l’ensemble du Liban sur la question du désarmement du Hezbollah, dans la réponse transmise à l’émissaire américain Tom Barrack.Arrivé le jour même au Liban, ce dernier a reçu, dès la première étape de sa visite, la réponse officielle du pays à la proposition américaine portant sur un plan de désarmement du Hezbollah et de transformation de la trêve conclue le 27 novembre dernier entre le parti chiite et Israël en paix durable.« L’article 65 de la Constitution dispose que le pouvoir exécutif est confié au Conseil des ministres, qui...
commentaires (7)

On arrive à la conclusion qu’aucun de ces nouveaux élus n’aspire aux changements tant annoncés pour endormir le peuple. Personne n’arrive à croire que malgré l’appui dont ils bénéficient, ils continuent de nous faire croire que le HB, ce parti vendu a encore son mot à dire et encore moins une capacité quelconque à défier l’état libanais et son armée alors qu’il est vaincu, cerné et aux abois. Il va falloir inventer une autre excuse pour nous convaincre de leur prétendue sagesse qui ressemble plutôt à de la collaboration malsaine et nuisible pour le pays. ‘Ils tremblent devant des épouvantails

Sissi zayyat

10 h 26, le 08 juillet 2025

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Commentaires (7)

  • On arrive à la conclusion qu’aucun de ces nouveaux élus n’aspire aux changements tant annoncés pour endormir le peuple. Personne n’arrive à croire que malgré l’appui dont ils bénéficient, ils continuent de nous faire croire que le HB, ce parti vendu a encore son mot à dire et encore moins une capacité quelconque à défier l’état libanais et son armée alors qu’il est vaincu, cerné et aux abois. Il va falloir inventer une autre excuse pour nous convaincre de leur prétendue sagesse qui ressemble plutôt à de la collaboration malsaine et nuisible pour le pays. ‘Ils tremblent devant des épouvantails

    Sissi zayyat

    10 h 26, le 08 juillet 2025

  • Beaucoup de vrai dans ce qu’il dit. L’Etat donne l’impression d’être un intermédiaire entre la milice iranienne et les autres. Les Libanais sont dans le noir absolu de ce qui se passe. On ne sait rien ! Même les ministres ne sont pas au courant. Tout celà pour ne pas froisser cette pauvre milice qui , vaincue, doit avoir toute notre compassion. A quoi bon ? Pour lui permettre de nous soumettre à nouveau ?

    Goraieb Nada

    07 h 32, le 08 juillet 2025

  • -L,UN DE NOS SAGES, CA BLESSE,-CAR IL MANQUE DE SAGESSE.-ET L,AUTRE QUI SAIT QUOI FAIRE,-RISQUE SA PROPRE CARRIERE,-DE GRAND JUGE INCORRUPTIBLE,-AUX YEUX DU PEUPLE CREDIBLE.=AUX CHANTAGES DU PERCHE,-PRETER OREILLE EST PECHE.-SOUFFRIR DE KASSEM LES VENTS,-C,EST PERDRE SON PRECIEUX TEMPS,=DE BARRAK LA PROCEDURE,-AGITE NOTRE STRUCTURE,-CAR LES MEMBRES DE L,EX AIGLE,-PEINENT SUR UNE AUTRE REGLE, -QUE LEUR VEND NOTRE GOUPIL,-ET QU,ILS APPLIQUENT AU FIL.-MENAGER LES DEUX MILICES,-ET EN FAIRE DES COMPLICES.=EN SYRIE LES ISLAMISTES,-ON RAYA DES NOIRES LISTES.-POURQUOI PAS NOS TANDEMISTES ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    20 h 42, le 07 juillet 2025

  • Mais, quand est-ce que nos Presidents de la Republique et du Conseil des ministres sauront montrer leurs dents, s'ils en avaient???

    RAYMOND SAIDAH

    19 h 07, le 07 juillet 2025

  • Sur le fond attendons les détails de la réponse. Sur la forme S. Geagea a raison. Elle reflète la collaboration du Liban Officiel avec Hezballah: Un mélange de peur pavlovienne et de syndrome de Stockholm. Techniquement, J. Raggi aurait dû etre present pour preserver les apparences. Durant les voyages officiels ou lors des grands moments de la vie politique il y a toujours un représentant du hezballah présent dans le role du censeur: c'est le gars qui n'a aucune raison d'etre présent mais á qui on crée une raison pour expliquer sa présence. On aurait pu inverser les roles cette fois

    Moi

    18 h 43, le 07 juillet 2025

  • La desillusion commence a s'installer ! Notre pauvre pays ne sortira JAMAIS de la muise. Les nouveaux dirigeants font exactement ce que les anciens ont fait. Aucun espoir nulle part! Quel gachis!

    sancrainte

    18 h 13, le 07 juillet 2025

  • Le Hezbollah veut détruire le Liban

    Eleni Caridopoulou

    17 h 52, le 07 juillet 2025

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