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Naïm Kassem : Les menaces ne fonctionnent pas, nous ne remettrons pas nos armes à Israël

Naïm Kassem : Les menaces ne fonctionnent pas, nous ne remettrons pas nos armes à Israël

Le secrétaire général du Hezbollah, le cheikh Naïm Kassem, s'exprimant le 2 juillet 2025. Photo al-Manar

Le secrétaire général du Hezbollah, le cheikh Naïm Kassem, a affirmé mercredi soir que son parti refuse de remettre ses armes à Israël, au moment où le Liban étudie la proposition américaine présentée par l’émissaire Tom Barrack, qui demande le retrait des armes de toutes les factions libanaises et non libanaises avant novembre.

« Les menaces ne fonctionnent pas avec nous, et nous n’acceptons pas de remettre nos armes à Israël », a déclaré le cheikh Kassem, lord d’un discours retransmis lors de la septième nuit des commémorations d’Achoura au complexe Sayyed al-Chouhada, dans la banlieue sud de Beyrouth.

Le responsable chiite a insisté sur le fait que « les questions internes » libanaises doivent être « traitées et décidées en interne, sans aucune intervention israélienne ou étrangère », appelant Israël à « respecter les accords signés avec l’État libanais ». « Nous ne sommes pas influencés par les pressions (...) Nous ne nous soumettrons pas à Israël », a-t-il insisté.

Concernant la proposition américaine, celle-ci prévoit un retrait progressif des armes, à commencer par le nord du Litani, en échange d’un retrait israélien. Le Hezbollah affirme avoir déjà respecté le cessez-le-feu en déposant ses armes au sud du Litani. Il considère que la question des armes au nord relève d’un dialogue interne avec le président Joseph Aoun, inscrit dans une stratégie nationale de défense, et refuse toute contrainte ou échéance imposée. Le parti chiite pose plusieurs conditions, notamment le retrait israélien des zones occupées, la libération des prisonniers et la fin des violations.

Le chef du Hezbollah a par rappelé qu'Israël, « l’agresseur permanent », « a violé le cessez-le-feu plus de 3 700 fois » depuis fin novembre.  « Dieu nous a promis une victoire certaine », a assuré le cheikh Kassem, qualifiant l’État hébreu de « véritable danger non seulement pour les musulmans, mais aussi pour les chrétiens et les juifs », en raison de « sa vision, sa pensée et ses actes ».

Reprenant des propos du guide suprême iranien Ali Khamenei, il a aussi affirmé qu’Israël est une « tumeur cancéreuse » et « constitue un danger stratégique pour la Palestine, le Liban, l’Égypte, la Syrie, la Jordanie, la région et le monde entier ».

Le Hezbollah et Israël ont mené une guerre dévastatrice de plus de 13 mois entre octobre 2023 et novembre 2024, suite au conflit à Gaza, qui a affaibli le parti chiite. Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 27 novembre, l’armée israélienne occupe toujours cinq positions au Liban-Sud et continue de violer l’accord par des bombardements fréquents.

Le secrétaire général du Hezbollah, le cheikh Naïm Kassem, a affirmé mercredi soir que son parti refuse de remettre ses armes à Israël, au moment où le Liban étudie la proposition américaine présentée par l’émissaire Tom Barrack, qui demande le retrait des armes de toutes les factions libanaises et non libanaises avant novembre.« Les menaces ne fonctionnent pas avec nous, et nous n’acceptons pas de remettre nos armes à Israël », a déclaré le cheikh Kassem, lord d’un discours retransmis lors de la septième nuit des commémorations d’Achoura au complexe Sayyed al-Chouhada, dans la banlieue sud de Beyrouth. Le responsable chiite a insisté sur le fait que « les questions internes » libanaises doivent être « traitées et décidées en interne, sans aucune intervention israélienne ou étrangère », appelant...