Des Palestiniens se recueillent devant les corps des personnes tuées lors d'une frappe israélienne sur la cafétéria Al-Baqa, sur le front de mer de Gaza-ville, à l'hôpital Al-Shifa de la ville, le 30 juin 2025. Photo Omar Al-Qattaa/AFP
Le mouvement islamiste palestinien Hamas a affirmé mercredi discuter de « propositions » en vue d'un cessez-le-feu à Gaza, reçues des médiateurs qui pilotent des négociations indirectes avec Israël.
« Nous faisons preuve d'un haut sens des responsabilités et menons des consultations nationales pour discuter des propositions que nous ont transmises les frères médiateurs, afin de parvenir à un accord garantissant la fin de l'agression, le retrait (israélien, NDLR), et une aide urgente à notre peuple dans la bande de Gaza », a déclaré le Hamas.
Le président américain Donald Trump a affirmé mardi qu'un accord de trêve était proche à Gaza, en proie à une catastrophe humanitaire après plus de 20 mois de guerre. Le Hamas a évoqué dans son communiqué les « efforts intensifs » fournis par les médiateurs égyptiens et qataris, alors que les tractations se sont plusieurs fois enlisées au fil des mois passés.
Les propositions actuellement étudiées par le Hamas mentionnent une trêve de 60 jours, pendant laquelle seraient libérés la moitié des otages israéliens encore vivants, en échange d' »un certain nombre de prisonniers » palestiniens, a détaillé à l'AFP une source palestinienne proche des négociations. Sur les 251 personnes enlevées lors de l'attaque du Hamas en Israël qui a déclenché la guerre, le 7 octobre 2023, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l'armée israélienne.
Une autre source proche de ces échanges a expliqué à l'AFP que l'un des points de blocage reste « le mécanisme (de distribution) d'aide » en place dans le territoire palestinien et principalement géré par la Fondation humanitaire pour Gaza (GHF), une entreprise au financement opaque soutenue par Israël et les Etats-Unis. « De larges parties de notre population sont privées d'accès à la nourriture » dans la configuration présente, a déploré cette source, condamnant la mainmise israélienne sur les distributions et le peu de denrées parvenant sur le territoire.
Selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, près de 550 personnes ont été tuées et plus de 4.000 blessées dans les foules immenses se formant en vue d'atteindre divers centres de distribution d'aide à Gaza depuis que la GHF s'y est déployée, fin mai. La GHF répète que ses opérations à l'intérieur des centres se déroulent sans encombre et nie le moindre tir meurtrier à proximité immédiate de ses points d'aide.
En Israël, la perspective d'un arrêt des combats suscite depuis des mois des débats, certains ministres d'extrême droite s'y opposant tant que le Hamas est toujours actif. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, a martelé à plusieurs reprises son objectif de parvenir à la fois à faire libérer les otages et à éradiquer le Hamas. « Israël est sincère dans sa volonté de parvenir à un accord sur les otages et un cessez-le-feu à Gaza », a déclaré lundi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar.


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