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Grève générale de la fonction publique du 1er au 4 juillet pour protester contre les inégalités salariales

La Ligue des employés de l'administration publique accuse le gouvernement d'être « resté sourd à (ses) revendications ».

Grève générale de la fonction publique du 1er au 4 juillet pour protester contre les inégalités salariales

L'entrée du ministère libanais du Travail. Photo d'illustration ANI

La Ligue des employés de l'administration publique a annoncé lundi dans un communiqué la tenue d'une grève générale du mardi 1ᵉʳ juillet au vendredi 4 juillet inclus, dénonçant le « mépris persistant du gouvernement envers (leurs) droits et (leur) dignité ». Cet arrêt de travail se poursuivra de manière progressive jusqu'à l'obtention de « l'ensemble de nos droits », souligne le communiqué.

« Les jours passent, et le gouvernement reste sourd aux revendications des employés de l'administration publique, allant jusqu’à les traiter comme des ennemis », déplore le collectif, qui affirme avoir tout tenté pour éviter une escalade. « Nous avons toujours sacrifié nos intérêts pour maintenir le service public, mais la coupe est pleine », poursuit-il.

« Traitement inéquitable »

Cette grogne des représentants de la fonction publique fait notamment suite à la signature d'un décret la semaine dernière par le Conseil des ministres, approuvant une série de revalorisations salariales pour une gamme de hauts fonctionnaires, allant de 626,5 millions Livres Libanaises (7 000 dollars) à 805,5 millions LL (9 000 dollars) par mois.

Une décision qui reflète « un traitement inéquitable » selon les syndicats, alors que certains fonctionnaires touchent encore l'équivalent d'à peine 500 dollars par mois et que l'ensemble des agents de l'État n'ont jusqu’à présent récupéré que 25 % de leurs rémunérations d’avant-crise en moyenne. Le communiqué pointe par ailleurs l’adoption de crédits supplémentaires à l'institution judiciaire et à l’Université libanaise, ce qui contredit, selon eux, les affirmations du gouvernement du Premier ministre Nawaf Salam sur son incapacité à financer une grille salariale équitable.

Pour aller plus loin

Le gouvernement Salam approuve une hausse de plus de 50 % du salaire minimum

Plongé dans une grave crise économique et financière depuis 2019, le Liban a vu sa monnaie nationale s’effondrer, entraînant une érosion des salaires et du pouvoir d’achat, alors que l’inflation s’est envolée. Avant la crise, le salaire minimum s’élevait à 675 000 LL – soit environ 450 dollars au taux officiel de 1 507,5 LL pour un billet vert.

Vendredi 27 juin, le Conseil des ministres avait pourtant approuvé une augmentation de 50% du salaire minimum, le portant à 28 millions de livres (312 dollars, soit une hausse de 56 %), à compter du mois prochain. Mais cette hausse est également jugée insuffisante par de nombreux syndicats.

Le président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara el-Asmar, avait notamment plaidé pour une revalorisation à 50 millions de livres libanaises (environ 550 dollars), tout en accusant le gouvernement de se concentrer uniquement sur le salaire minimum, sans revoir l’ensemble de la grille salariale.

La Ligue des employés de l'administration publique a annoncé lundi dans un communiqué la tenue d'une grève générale du mardi 1ᵉʳ juillet au vendredi 4 juillet inclus, dénonçant le « mépris persistant du gouvernement envers (leurs) droits et (leur) dignité ». Cet arrêt de travail se poursuivra de manière progressive jusqu'à l'obtention de « l'ensemble de nos droits », souligne le communiqué. « Les jours passent, et le gouvernement reste sourd aux revendications des employés de l'administration publique, allant jusqu’à les traiter comme des ennemis », déplore le collectif, qui affirme avoir tout tenté pour éviter une escalade. « Nous avons toujours sacrifié nos intérêts pour maintenir le service public, mais la coupe est pleine », poursuit-il.« Traitement inéquitable »Cette grogne des représentants...