Le chef de l'État libanais Joseph Aoun (g) s'entretenant avec le ministre des Télécoms, Charles Hage, le 29 mai 2025. Photo X/@LBpresidency
Le directeur des licences et du développement de la compagnie de services internet Starlink, Sam Turner, s’est entretenu séparément jeudi avec le président Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam et le ministre des Télécoms Charles Hage.
Les discussions ont porté sur les négociations en cours entre Starlink et le ministère libanais des Télécoms, en vue d’intégrer le Liban à ce réseau de connectivité par satellite déjà déployé dans 136 pays. Starlink est proposé par la société américaine SpaceX, fondée par le milliardaire Elon Musk.
« Le président Aoun a été informé par Sam Turner de l’état des consultations en cours entre l’entreprise et le ministère libanais des Télécommunications en vue d’intégrer le Liban au réseau des 136 pays bénéficiant de ce service, a indiqué la présidence libanaise. M. Turner a présenté les principaux avantages de Starlink pour l’amélioration de la connexion Internet par satellite, ce qui aurait un impact positif sur le fonctionnement des institutions industrielles, commerciales, bancaires et éducatives, ainsi que sur les administrations et institutions publiques ».
Selon le Grand Sérail, M. Salam a reçu M. Turner en présence de l’ambassadrice américaine au Liban, Lisa Johnson. L’Agence nationale d’information (ANI, officielle) rapporte par ailleurs que M. Hage a évoqué avec M. Turner « les moyens de permettre au Liban de rejoindre Starlink, tout en préservant les intérêts nationaux, dans l’objectif de faire du pays un pôle de communication capable d’attirer des sociétés internationales et des investisseurs ».
Plus tôt dans la journée, le président Aoun s’était également entretenu avec le ministre des Télécoms à propos des projets en cours au sein du ministère, ainsi que de la coopération avec Starlink.
En novembre dernier, l'ex-ministre des Télécoms, Johnny Corm, avait indiqué à L’Orient-Le Jour que l'adoption du système Starlink avait été discutée avec les instances économiques, mais empêchée par « deux obstacles majeurs : le premier d’ordre sécuritaire et le second commercial ». M. Corm avait précisé qu'au fil des négociations avec la compagnie américaine, « le discours a changé, tout d’abord sur les tarifications et les escomptes négociés au préalable, mais aussi sur certains aspects techniques ». SpaceX avait en effet exigé que le Liban installe des serveurs au Qatar ou en Allemagne », ce qui serait contraire à la loi n° 81 qui régit la protection des données personnelles.


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