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Les États-Unis n'ont pas versé leurs contributions 2024 et 2025 à l'OIT selon son DG


Le président Trump signe des décrets exécutifs dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le 20 janvier 2025. Photo Jim Watson/AFP via Getty Images

Les États-Unis, plus important bailleur de fonds de l'Organisation internationale du travail (OIT), n'ont pas versé leurs contributions 2024 et 2025 alors que les membres de l'organisation doivent approuver ces prochains jours son budget, a indiqué son directeur général mercredi.

« Dans le passé, les États-Unis ont toujours payé, peut-être avec plus ou moins quelques mois de retard », a déclaré à la presse Gilbert Houngbo, qui dirige cette agence spécialisée onusienne. Il a indiqué avoir « bon espoir » que Washington paie les contributions 2024 et 2025, soulignant que « l'OIT n'était pas nécessairement perçue comme négative ».

Les États-Unis représentent 22% du budget de l'organisation. Les deux autres contributeurs les plus importants sont la Chine et le Japon, suivis de l'Allemagne, du Royaume-Uni et de la France. L'OIT a « anticipé un grand nombre d'options qui nous aideraient à ne pas avoir de problème de trésorerie (...) mais bien sûr, il y a une limite à ce que l'on peut faire », a souligné M. Houngbo.

Il reconnaît que les États-Unis de Donald Trump, qui taille dans la solidarité internationale, pourraient décider à tout moment de ne plus verser de fonds à l'OIT. Mais pour l'instant, l'OIT n'entend pas modifier sa proposition de budget pour 2026-2027, qui est fixé à environ 880 millions de dollars, un montant relativement stable.

Ce budget a été approuvé en mars par le Conseil d'administration de l'OIT, dont font partie les États-Unis. Il doit encore être validé par l'ensemble des représentants des 187 États membres, qui se réuniront du 2 au 13 juin à Genève lors de la 113e session de la Conférence internationale du Travail.

La fermeture d'une cinquantaine de projets américains de l'OIT qui dépendaient des États-Unis a en revanche conduit l'organisation « à devoir licencier environ 200 membres de notre personnel » sur 3.600 globalement, a indiqué M. Houngbo.

L'organisation est aussi en pleine réflexion sur sa réorganisation dans le cadre de l'initiative lancée en mars par le chef de l'ONU Antonio Guterres « ONU80 » pour améliorer l'efficacité des Nations unies face aux contraintes budgétaires chroniques renforcées par les politiques de Donald Trump.

L'OIT prévoit de lancer prochainement un programme de départs volontaires, a indiqué son directeur général. Elle étudie de possibles délocalisations, notamment vers Turin, Budapest, Bonn, Doha et Pretoria, et examine d'autres pistes comme la fusion d'activités et le passage à l'intelligence artificielle pour les traductions.

« Notre défi actuel est que l'on s'attend à ce que les États membres, peut-être en commençant par les États-Unis, mais pas seulement, vont chercher à trouver des moyens de réduire drastiquement le coût de la coopération » internationale, a indiqué M. Houngbo. « Il ne faut pas que le gros arbre », à savoir les États-Unis, « cache la forêt », a-t-il conclu.

Les États-Unis, plus important bailleur de fonds de l'Organisation internationale du travail (OIT), n'ont pas versé leurs contributions 2024 et 2025 alors que les membres de l'organisation doivent approuver ces prochains jours son budget, a indiqué son directeur général mercredi.« Dans le passé, les États-Unis ont toujours payé, peut-être avec plus ou moins quelques mois de retard », a déclaré à la presse Gilbert Houngbo, qui dirige cette agence spécialisée onusienne. Il a indiqué avoir « bon espoir » que Washington paie les contributions 2024 et 2025, soulignant que « l'OIT n'était pas nécessairement perçue comme négative ».Les États-Unis représentent 22% du budget de l'organisation. Les deux autres contributeurs les plus importants sont la Chine et le Japon, suivis de l'Allemagne,...