Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Iran

Un Suédo-Iranien détenu en Iran n'a pas reçu les soins nécessaires après une crise cardiaque


Une femme passe devant une peinture murale représentant des versets du Coran, le livre saint de l'islam, à Téhéran, le 5 mai 2025. Photo : Atta Kenare / AFP

L'universitaire suédo-iranien Ahmadreza Djalali, condamné à mort et détenu depuis neuf ans en Iran, s'est vu refuser des soins appropriés après avoir souffert d'une crise cardiaque la semaine dernière, a déclaré lundi son avocat suédois à l'AFP. M. Djalali, condamné à mort en 2017 pour espionnage et qui a obtenu la nationalité suédoise pendant son incarcération, a fait cette crise cardiaque à la prison Evin de Téhéran, avait indiqué sa femme vendredi. 

« La nature de ce type de maladie exige que les personnes subissent différents types d'examens à l'hôpital, notamment un électrocardiogramme (..) Mais ce traitement n'a pas été fourni jusqu'à présent », a déclaré Nima Rostami, l'avocat de Djalali en Suède. M. Djalali a consulté un médecin vendredi, puis un spécialiste samedi, qui ont tous deux confirmé la crise cardiaque, a-t-il dit. 

« Il a reçu des soins de base », a ajouté l'avocat, mais « on lui a refusé » les soins nécessaires. Selon M. Rostami, la prison avait promis que du matériel serait apporté à la prison pour que des tests puissent être effectués sur place, mais cela ne s'est toujours pas produit. 

« Le traitement spécialisé n'a pas encore été administré alors que son pouls est toujours faible », a-t-il déclaré, ajoutant que l'état de santé général de M. Jalali était médiocre. 

La ministre suédoise des Affaires étrangères, Maria Malmer Stenergard, avait dit vendredi qu'elle s'était « entretenue de toute urgence [...] avec le ministre iranien des Affaires étrangères ». 

« Au cours de cette conversation, j'ai exigé qu'Ahmadreza Djalali reçoive immédiatement les soins spécialisés dont il a besoin », a-t-elle déclaré sur X, réitérant sa demande de libération de M. Djalali. 

Dans un message publié sur X samedi, le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, a assuré qu'Ahmadreza Djalali avait « accès à des soins médicaux » et a accusé la Suède de saper les liens entre les deux pays. 

« Au lieu de s'enfoncer davantage dans une impasse, j'appelle mon homologue suédoise @MariaStenergard à reconsidérer les choix qui nous ont amenés là où nous sommes aujourd'hui », a-t-il déclaré. 

Il a critiqué la décision de la Suède d'accorder la citoyenneté « à un criminel APRÈS sa condamnation ». L'Iran ne reconnaît pas la double nationalité. 

En juin 2024, Téhéran a libéré deux Suédois détenus en Iran en échange de Hamid Noury, un ancien responsable de l'administration pénitentiaire iranienne qui purgeait une peine de prison à perpétuité en Suède.

L'universitaire suédo-iranien Ahmadreza Djalali, condamné à mort et détenu depuis neuf ans en Iran, s'est vu refuser des soins appropriés après avoir souffert d'une crise cardiaque la semaine dernière, a déclaré lundi son avocat suédois à l'AFP. M. Djalali, condamné à mort en 2017 pour espionnage et qui a obtenu la nationalité suédoise pendant son incarcération, a fait cette crise cardiaque à la prison Evin de Téhéran, avait indiqué sa femme vendredi. « La nature de ce type de maladie exige que les personnes subissent différents types d'examens à l'hôpital, notamment un électrocardiogramme (..) Mais ce traitement n'a pas été fourni jusqu'à présent », a déclaré Nima Rostami, l'avocat de Djalali en Suède. M. Djalali a consulté un médecin vendredi, puis un spécialiste samedi, qui ont tous...