Un véhicule de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) photographié à Saïda le 14 novembre 2024. Photo Mahmoud Zayyat/AFP
Une patrouille de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a été accusée jeudi d’avoir tenté de retirer des drapeaux du Hezbollah ainsi que des photos de membres du parti tués, dans la zone frontalière près de Aïtaroun et de Blida, deux localités du caza de Marjeyoun, mais un porte-parole des Casques bleus a démenti ces accusations auprès de L’Orient-Le Jour, affirmant que les soldats de la paix « s’étaient arrêtés pour une autre raison et n’avaient touché à aucun drapeau ni à aucune image ».
Selon des informations circulant sur les réseaux sociaux, notamment sur WhatsApp, la patrouille aurait quitté les lieux précipitamment après avoir failli percuter un groupe de jeunes hommes qui tentaient de bloquer son véhicule en guise de protestation.
La semaine dernière, une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux montrait des habitants du Liban-Sud empêchant des véhicules de la Finul de circuler dans certaines zones, les forçant à rebrousser chemin. La scène, filmée au carrefour de Abbasiyé dans le caza de Tyr, faisait suite à des incidents similaires survenus auparavant à Tayr Debba (Tyr) et à Jmaijmeh (Bint Jbeil).
La liberté de mouvement de la Finul était de plus en plus restreinte ces dernières années, notamment sous l’influence du Hezbollah. Si la force est autorisée à se déplacer librement « dans ses zones de déploiement », conformément à l’article 12 de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, son mandat, inscrit au chapitre VI de la Charte des Nations unies, ne l’autorise pas à recourir à la force pour mener des opérations.


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