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Saadé Chami espère que le nouveau round de discussions avec le FMI ne sera pas saboté

Formé le 8 février dernier, le gouvernement de Nawaf Salam a relancé les discussions avec le FMI en mars.

Saadé Chami espère que le nouveau round de discussions avec le FMI ne sera pas saboté

L'ex-vice-Premier ministre, Saadé Chami, au palais présidentiel de Baabda, le 30 décembre 2021. Photo d'archive tirée du compte Twitter de la présidence @LBpresidency

Plutôt discret depuis le début de l'année, l'ex-vice-président du Conseil des ministres Saadé Chami a appelé à ce que le nouveau round de discussions entre le Liban et le Fonds monétaire international (FMI), pouvant potentiellement déboucher sur un programme d'assistance financière, ne soit pas saboté par les mêmes « groupes de pression et intérêts particuliers » qui ont fait échouer les précédentes tentatives, dont celle lancée par le gouvernement de Nagib Mikati, auquel il appartenait.

« Voilà qu’aujourd’hui, trois années se sont écoulées depuis la signature de l’accord (préliminaire ou Staff-Level Agreement) avec le FMI, le 7 avril 2022, sans que nous ayons pu parvenir à un accord final. La volonté politique — intrinsèquement liée aux groupes de pression et aux intérêts particuliers lésés par le processus de réforme — a empêché la mise en œuvre des conditions préalables et a réussi à bloquer la conclusion de cet accord », a écrit l'ancien cadre du FMI dans un communiqué. Les « groupes de pression et intérêts particuliers » auxquels il fait référence sont composés de banques refusant de perdre leur capital dans une restructuration, de grands déposants et d’une partie de la classe politique alignée sur leur position, qui consiste à contraindre l'État à renflouer les pertes.

« Et voilà que l’actuel gouvernement revient, dans son approche, aux mêmes principes sur lesquels reposait l'accord (préliminaire) », a encore constaté Saadé Chami, avant de conclure : « J’espère que trois autres années ne passeront pas sans que les réformes exigées ne soient mises en œuvre. »

Formé le 8 février dernier, soit un mois après le déblocage de l’élection présidentielle concrétisée par l’élection de Joseph Aoun, le gouvernement de Nawaf Salam a relancé les discussions avec le FMI en mars, lors du passage d’une délégation de l’organisation à Beyrouth. Le prochain rendez-vous entre les deux parties est prévu à Washington, lors de la deuxième quinzaine d’avril, et doit activer un processus qui débouchera d’abord sur un nouvel accord préliminaire, par lequel le Liban et le FMI s’entendront sur un ensemble de réformes à lancer en amont, avant un éventuel accord définitif programmant d’autres réformes ainsi que le déblocage d’une enveloppe destinée à sortir le Liban de la crise qui dure depuis 2019, aggravée depuis par la guerre entre Israël et le Hezbollah.

Plutôt discret depuis le début de l'année, l'ex-vice-président du Conseil des ministres Saadé Chami a appelé à ce que le nouveau round de discussions entre le Liban et le Fonds monétaire international (FMI), pouvant potentiellement déboucher sur un programme d'assistance financière, ne soit pas saboté par les mêmes « groupes de pression et intérêts particuliers » qui ont fait échouer les précédentes tentatives, dont celle lancée par le gouvernement de Nagib Mikati, auquel il appartenait.« Voilà qu’aujourd’hui, trois années se sont écoulées depuis la signature de l’accord (préliminaire ou Staff-Level Agreement) avec le FMI, le 7 avril 2022, sans que nous ayons pu parvenir à un accord final. La volonté politique — intrinsèquement liée aux groupes de pression et aux intérêts particuliers lésés par...