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Dernières Infos - Guerre

Soudan : 85 morts en une semaine dans des attaques des paramilitaires

Des Soudanais passent devant un bâtiment criblé de balles dans la ville jumelle de Khartoum, Omdurman, le 20 mars 2025. Photo AFP/EBRAHIM HAMID

Au moins 85 personnes ont été tuées en une semaine dans des attaques au sud de Khartoum, imputées aux paramilitaires, a indiqué mercredi un comité de résistance soudanais prodémocratie et le collectif d'avocats Emergency Lawyers.

Jeudi dernier, l'armée soudanaise, en guerre depuis deux ans contre les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), avait affirmé avoir repris le contrôle de la capitale Khartoum, qui était aux mains des FSR.

« Pour le septième jour consécutif, la milice Janjawid (dont les FSR sont issues, ndlr) mène des attaques violentes sur les villages d'al-Jumuiya à l'ouest de Jebel Awliya, ce qui a entraîné la mort de plus de 85 martyrs et des dizaines de blessés », déclarent les militants dans un communiqué.

Situé au sud de la capitale, le secteur d'al-Jumuiya abrite plusieurs villages sur la rive ouest du Nil Blanc.

La guerre, qui a éclaté le 15 avril 2023, a fait selon l'ONU des dizaines de milliers de morts, déraciné plus de 12 millions d'habitants et provoqué une crise humanitaire majeure.

Emergency Lawyers, un groupe d'avocats soudanais qui documente les violations des droits humains depuis le début du conflit, a affirmé mercredi que « les FSR (avaient) attaqué plus de 15 villages dans la communauté au sud d'Omdurman », faisant état de « 89 morts et des centaines de blessés ».

« Les Forces de soutien rapide ont mené des opérations de pillage armé ciblant les maisons et les magasins, et ont arrêté plusieurs jeunes des villages, les forçant sous la menace des armes à transporter les biens pillés », ont décrit les avocats, précisant que ces villages sont entièrement habités par des civils.

Les paramilitaires ont reconnu dimanche avoir perdu la capitale, peu après avoir juré qu'il n'y aurait « ni retraite, ni reddition ».

Mercredi, les FSR ont annoncé contrôler la région désertique d'al-Rahib, frontalière avec l'État du Nord, peu de temps après que leur n°2, Abdel Rahim Daglo, a menacé d'attaquer l'État du Nord, pas encore atteint par la guerre.

Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, l'adjoint au commandant des Forces de soutien rapide a regretté de n'avoir pas encore porter le conflit dans cet Etat: « Nous nous sommes trompés », a-t-il déclaré, en ajoutant que 2.000 véhicules de combat ont été préparés pour l'Etat du Nord et l'Etat du Nil.

Situé au nord-est d'El-Fasher, la région désertique d'al-Rahib pourrait être une porte d'entrée vers l'Etat du Nord.

Car, malgré le revers infligé par l'armée aux FSR dans la capitale, le pays, le troisième plus grand d'Afrique, reste de facto divisé en deux.

L'armée contrôle le nord et l'est, tandis que les FSR dominent une partie du sud et la quasi-totalité de la vaste région du Darfour, dans l'ouest.

Les FSR et l'armée ont toutes deux été accusées d'atrocités, et leurs dirigeants sont sous le coup de sanctions américaines. En janvier 2025, Washington a formellement accusé les FSR de « génocide ». 


Au moins 85 personnes ont été tuées en une semaine dans des attaques au sud de Khartoum, imputées aux paramilitaires, a indiqué mercredi un comité de résistance soudanais prodémocratie et le collectif d'avocats Emergency Lawyers.Jeudi dernier, l'armée soudanaise, en guerre depuis deux ans contre les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), avait affirmé avoir repris le contrôle de la capitale Khartoum, qui était aux mains des FSR.« Pour le septième jour consécutif, la milice Janjawid (dont les FSR sont issues, ndlr) mène des attaques violentes sur les villages d'al-Jumuiya à l'ouest de Jebel Awliya, ce qui a entraîné la mort de plus de 85 martyrs et des dizaines de blessés », déclarent les militants dans un communiqué.Situé au sud de la capitale, le secteur d'al-Jumuiya abrite plusieurs...