Un homme passe devant un portrait du chef assassiné du Hezbollah, Hassan Nasrallah, sur une route principale de Bagdad, le 19 février 2025, à l'approche de ses funérailles prévues à Beyrouth. Photo Ahmad al-Rubaye / AFP
À l'approche des funérailles de l'ancien secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, prévues le 23 février, le ministre libanais de la Défense, Michel Menassa, a ordonné « la suspension des permis de port d'armes sur l’ensemble du territoire libanais » du 22 au 25 février à minuit, selon un communiqué officiel.
Cette mesure exclut les permis « à caractère diplomatique », ceux accordés « aux gardes du corps des ministres et députés actuels et anciens, des chefs de partis et des responsables des confessions religieuses lorsqu'ils sont en leur présence », ainsi que ceux délivrés aux employés des ambassades.
Le ministère avertit que toute infraction entraînera « les sanctions les plus sévères », l'armée étant chargée d'assurer «l’application stricte de cette décision et de traduire les contrevenants devant la justice militaire».
Le chef du mouvement chiite Amal et président du Parlement Nabih Berry avait assuré que « l'enterrement du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah se déroulera dans le calme, sans tirs (en l'air), en précisant que l'armée et les forces de sécurité veilleront à l'ordre ». L'ancien chef du parti chiite assassiné par une frappe israélienne fin septembre dernier doit être enterré dimanche en même temps que son défunt successeur présumé Hachem Safieddine, tué une semaine plus tard dans la banlieue sud de Beyrouth.
Malgré les mises en garde répétées et les tragédies causées par cette pratique, les tirs en l’air restent une habitude au Liban, transformant chaque célébration ou événement marquant en un risque mortel.


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