Le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot (0 DR.) est accueilli à son arrivée à l'aéroport de Kigali par la secrétaire générale du ministère rwandais des Affaires étrangères, Clémentine Mukeka (au centre), et l'ambassadeur de France à Kigali, Antoine Anfré (à g.), à Kigali le 30 janvier 2025. Célia Lebur/AFP
Le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot est arrivé jeudi à Kigali, capitale du Rwanda, après une première étape en République démocratique du Congo (RDC), pour discuter avec le président Paul Kagame de la crise dans l'est de la RDC, a constaté une journaliste de l'AFP.
Comme l'avait fait le président français Emmanuel Macron lors d'un échange téléphonique avec son homologue rwandais il y a quelque jours, le ministre français des Affaires étrangères demandera "le retrait des troupes rwandaises" de l'est de la RDC, où elles participent à une offensive au côté du groupe armé antigouvernemental M23, selon les services de M. Barrot.
La prise de la ville de Goma à une armée congolaise en déroute a suscité de nombreux appels à la fin des combats et au retrait des troupes rwandaises, de l'ONU aux États-Unis, de la Chine à l'Union européenne ou l'Angola.
Samedi, avant la chute de la ville, Emmanuel Macron avait appelé à la "fin immédiate de l'offensive du M23 et des forces rwandaises ainsi qu'au retrait de ces dernières du territoire congolais".
Plus tôt jeudi, le chef de la diplomatie française s'était entretenu en RDC avec le président congolais Félix Tshisekedi.
Mardi à Kinshasa, des manifestants ont attaqué plusieurs ambassades, dont celle de France, de Belgique et des États-Unis, des pays critiqués en RDC pour leur inaction face à l'assaut donné sur Goma.
Lors de son étape au Rwanda, M. Barrot devait par ailleurs se recueillir au mémorial de Gisozi, érigé en souvenir des victimes du génocide des Tutsi, qui avait fait 800.000 morts en 1994.
Paris, qui entretenait des relations étroites avec le régime hutu au pouvoir quand le génocide a commencé, a longtemps été accusé de "complicité" par Kigali.
Après des décennies de tensions, allant jusqu'à une rupture des relations diplomatiques entre Paris et Kigali entre 2006 et 2009, un rapprochement a été permis entre les deux pays à l'issue de la mise en place d'une commission par Emmanuel Macron qui a conclu en 2021 à des "responsabilités lourdes et accablantes" de la France.
Le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot est arrivé jeudi à Kigali, capitale du Rwanda, après une première étape en République démocratique du Congo (RDC), pour discuter avec le président Paul Kagame de la crise dans l'est de la RDC, a constaté une journaliste de l'AFP.
Comme l'avait fait le président français Emmanuel Macron lors d'un échange téléphonique avec son homologue rwandais il y a quelque jours, le ministre français des Affaires étrangères demandera "le retrait des troupes rwandaises" de l'est de la RDC, où elles participent à une offensive au côté du groupe armé antigouvernemental M23, selon les services de M. Barrot.
La prise de la ville de Goma à une armée congolaise en déroute a suscité de nombreux appels à la fin des...

