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Liban: l'accord de cessez-le-feu dans une bonne « dynamique »

Des proches inspectent les destructions à Kfar Kila, dans le caza de Marjeyoun au Liban-Sud, en juillet 2024. Photo Mohammad Yassine

L'application de l'accord de cessez-le-feu au Liban est entré dans une « dynamique » permettant d'entamer « sur une large échelle » le retrait des forces israéliennes et le déploiement de l'armée libanaise dans le sud du pays, ont estimé vendredi des sources françaises.  

Le déplacement conjoint des ministres français des Armées et des Affaires étrangères, Sébastien Lecornu et Jean-Noël Barrot, puis celui de l'envoyé américain Amos Hochstein le 6 janvier, a permis « d’insuffler une nouvelle dynamique », a estimé un responsable français sous couvert de l'anonymat. Cela a « donné un appui politique au mécanisme et permis de commencer véritablement le retrait sur une large échelle des forces israéliennes et le redéploiement des forces libanaises du Sud du (fleuve) Litani », selon lui.

Une trêve est entrée en vigueur le 27 novembre entre Israël et le Hezbollah, après plus d'un an d'hostilités déclenchées par le mouvement pro-iranien, dont deux mois de guerre totale, pendant lesquels Israël a également engagé des troupes terrestres dans le sud du Liban. Selon l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise doit se déployer aux côtés des Casques bleus dans le Sud, tandis que l'armée israélienne doit se retirer sur une période de 60 jours qui prendra fin le 26 janvier.

Un mécanisme de surveillance réunissant la France, les Etats-Unis, le Liban, Israël et la force de paix de l'ONU au Liban, la Finul, a été mis en place pour surveiller son application.

A ce stade, 4 500 soldats des forces armées libanaises (FAL) ont été déployés dans le sud du pays et 10.000 doivent l'être à terme, tandis qu'un tiers des forces israéliennes présentes au Liban se sont retirées.

Ce retrait israélien débute par le Sud-Ouest, dans une zone comprise entre Naqoura et Rmaich où les FAL sont en passe d'occuper dix points. Viendra ensuite une zone centre, puis une dernière à l'Est, se terminant au niveau des Fermes de Chebaa.

« Dans les 15 jours (qui restent), des progrès sont faisables », a estimé un autre responsable français, évoquant les 60 jours prévus pour le retrait israélien. Entre-temps, les Israéliens « continuent à détruire des infrastructures du Hezbollah », telles que des tunnels, selon lui. 

Le nombre d'allégations de violations du cessez-le-feu - plus d'une cinquantaine dénoncées par Beyrouth dans la semaine qui a suivi le début de la trêve - « a baissé des deux côtés », a-t-il ajouté. Ce responsable note que le Hezbollah « respecte pour l'instant l'abandon de toute présence visible au sud du Litani » et une « vraie implication » de l'armée libanaise dans le démantèlement des infrastructures de la milice chiite dans la zone.

L'accord s'appuie notamment sur l'application de la résolution 1701 de l'ONU, stipulant notamment que seuls l'armée libanaise et les Casques bleus peuvent être déployés dans le sud du Liban.


L'application de l'accord de cessez-le-feu au Liban est entré dans une « dynamique » permettant d'entamer « sur une large échelle » le retrait des forces israéliennes et le déploiement de l'armée libanaise dans le sud du pays, ont estimé vendredi des sources françaises.  Le déplacement conjoint des ministres français des Armées et des Affaires étrangères, Sébastien Lecornu et Jean-Noël Barrot, puis celui de l'envoyé américain Amos Hochstein le 6 janvier, a permis « d’insuffler une nouvelle dynamique », a estimé un responsable français sous couvert de l'anonymat. Cela a « donné un appui politique au mécanisme et permis de commencer véritablement le retrait sur une large échelle des forces israéliennes et le redéploiement des forces libanaises du Sud du (fleuve) Litani »,...