Un policier participe à une opération de sécurisation dans le quartier du Blosne au sud de Rennes, dans le nord-ouest de la France, le 19 mars 2024. Photo d'illustration AFP / DAMIEN MEYER
Trois policiers français seront bientôt jugés à Paris pour l'homicide involontaire de Cédric Chouviat, qui avait pourtant répété à plusieurs reprises "J'étouffe", lors de son interpellation tendue en 2020. Les policiers ont eu un "comportement non adapté, négligent et imprudent" menant à l'asphyxie de ce père de famille de 42 ans, selon les magistrats en charge du dossier.
Cédric Chouviat, livreur à scooter, est plaqué au sol à Paris le 3 janvier 2020, avec son casque de moto sur la tête, lors d'un contrôle policier, provoquant un malaise. Hospitalisé dans un état critique, il est déclaré mort le 5 janvier. Six mois après son décès, l'affaire était devenue emblématique des violences policières après des révélations issues de l'expertise judiciaire : lors de sa mise au sol et de son menottage par les policiers, Cédric Chouviat a dit neuf fois "j'étouffe" en treize secondes, avant de faire un malaise.
Ses supplications rappellent la mort de George Floyd, un Afro-Américain étouffé en mai 2020 par un policier blanc à Minneapolis, drame qui avait déclenché une immense vague de manifestations aux Etats-Unis.
Le renvoi devant la justice des trois fonctionnaires est "une étape importante, pour la famille de Cédric" Chouviat et pour "le traitement judiciaire des violences policières", a estimé Arié Alimi, avocat de la famille. Les autres avocats de la famille ont regretté "le choix de la qualification" d'homicide involontaire "qui dénature et occulte" le caractère "volontaire", selon eux, "des violences". Les magistrats instructeurs ont retenu des poursuites pour homicide involontaire après avoir conclu que le dossier "ne permettait pas d'établir" une "intention de porter atteinte" à M. Chouviat, mais l'objectif de "parvenir à son menottage et son interpellation".
Sauf que "plusieurs actions manifestement inappropriées ont vu leurs effets se conjuguer": un policier a maintenu avec son bras la tête de M. Chouviat au niveau du cou pendant une "durée exagérément longue", tandis que les deux autres l'ont menotté sans "prendre en compte la souffrance prévisible" de M. Chouviat. L'avocate de deux des policiers mis en cause a indiqué à l'AFP avoir fait appel du renvoi devant le tribunal.
Trois policiers français seront bientôt jugés à Paris pour l'homicide involontaire de Cédric Chouviat, qui avait pourtant répété à plusieurs reprises "J'étouffe", lors de son interpellation tendue en 2020. Les policiers ont eu un "comportement non adapté, négligent et imprudent" menant à l'asphyxie de ce père de famille de 42 ans, selon les magistrats en charge du dossier.
Cédric Chouviat, livreur à scooter, est plaqué au sol à Paris le 3 janvier 2020, avec son casque de moto sur la tête, lors d'un contrôle policier, provoquant un malaise. Hospitalisé dans un état critique, il est déclaré mort le 5 janvier. Six mois après son décès, l'affaire était devenue emblématique des violences policières après des révélations issues de l'expertise judiciaire : lors...

