Le président élu américain Donald Trump (G) et le PDG de Tesla et SpaceX Elon Musk regardent un combat lors de l'UFC 309 au Madison Square Garden à New York, le 16 novembre 2024. Photo d'archives AFP/KENA BETANCUR
Le soutien appuyé d'Elon Musk au parti d'extrême droite en Allemagne a été le point de départ d'échanges tendus entre le milliardaire et Thierry Breton, l'ex-commissaire européen au Numérique. Le message du propriétaire de la plateforme X ("Seule l'AfD peut sauver l'Allemagne") a suscité un vif émoi en Europe.
"A quelques semaines des prochaines élections en Allemagne, Elon Musk - 1er influenceur mondial sur X et membre potentiel de la future administration américaine - soutient ouvertement le parti d’extrême droite AfD. Ce n’est pas la définition même de l’ingérence étrangère?", a écrit l'ancien commissaire dans un message posté sur X.
"Il faut en finir avec le +deux poids deux mesures+ et appliquer le #DSA en Europe", a-t-il ajouté en référence au règlement de l'Union européenne sur les services numériques ("Digital Services Act"), qui vise à mieux faire respecter les lois européennes par les plateformes numériques. "Mec, +l’ingérence étrangère+ américaine est la seule raison pour laquelle tu ne parles pas allemand ou russe aujourd'hui", lui a répondu dimanche Elon Musk, dans une allusion au débarquement américain en France lors la Seconde Guerre mondiale.
La très grande proximité d'Elon Musk avec Donald Trump, qui retrouvera la Maison-Blanche 20 janvier, suscite des interrogations sur la façon dont l'UE va gérer le dossier du réseau social X, soupçonné d'amplifier la désinformation. Ce réseau a été mis en cause formellement en juillet pour trois infractions présumées: tromperie des utilisateurs avec les coches bleues censées certifier les sources d'informations, transparence insuffisante autour des publicités, non-respect de l'obligation d'accès aux données de la plateforme par des chercheurs agréés.
Pour chacune d'elles, et faute de mise en conformité, la Commission pourrait infliger à Elon Musk une amende allant jusqu'à 6% du chiffre d'affaires mondial annuel de l'ensemble des entreprises qu'il contrôle, de quoi atteindre plusieurs milliards d'euros.
Le soutien appuyé d'Elon Musk au parti d'extrême droite en Allemagne a été le point de départ d'échanges tendus entre le milliardaire et Thierry Breton, l'ex-commissaire européen au Numérique. Le message du propriétaire de la plateforme X ("Seule l'AfD peut sauver l'Allemagne") a suscité un vif émoi en Europe.
"A quelques semaines des prochaines élections en Allemagne, Elon Musk - 1er influenceur mondial sur X et membre potentiel de la future administration américaine - soutient ouvertement le parti d’extrême droite AfD. Ce n’est pas la définition même de l’ingérence étrangère?", a écrit l'ancien commissaire dans un message posté sur X. "Il faut en finir avec le +deux poids deux mesures+ et appliquer le #DSA en Europe", a-t-il ajouté en référence au...


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