Des cellules vides après la libération des prisonniers de Saydnaya, près de Damas, par les rebelles armés, le 10 décembre 2024. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Un Syrien, chef d'une prison de Damas entre 2005 et 2008, et déjà emprisonné aux Etats-Unis, a été inculpé jeudi pour torture, a annoncé la justice fédérale américaine, quelques jours après la chute de Bachar el-Assad.
Samir Ousman Alsheikh, qui dirigeait la tristement célèbre prison d'Adra avant la guerre en Syrie, est accusé par Washington d'avoir lui-même infligé de "graves douleurs physiques et mentales" sur des détenus, ou d'en avoir donné l'ordre, selon un communiqué.
Cet homme de 72 ans est également accusé avoir d'envoyé des détenus dans une aile spécifique de cette prison de la capitale où ils étaient suspendus depuis le plafond et battus en même temps, ou de les avoir soumis au sévice de la "chaise allemande", qui consiste à écarteler les membres du prisonnier.
Samir Ousman Alsheikh avait également été nommé gouverneur de la province de Deir Ezzor en 2011. Arrivé aux Etats-Unis en 2020, il a demandé la nationalité américaine en 2023. Il avait été arrêté et inculpé en juillet 2024 à Los Angeles pour avoir menti aux autorités américaines sur son passé afin d'obtenir un titre de séjour.
Cet ancien directeur de prison "est inculpé pour avoir torturé des dissidents politiques et d'autres prisonniers afin de dissuader l'opposition au régime de Bachar el-Assad, alors président", a déclaré dans le communiqué Nicole Argentieri, une haute responsable du ministère américain de la Justice.
"Les victimes de traitements aussi violents continuent de souffrir bien longtemps après que les actes de tortures physiques ont cessé", a-t-elle ajouté. Il encourt des décennies derrière les barreaux. A l'issue d'une offensive de onze jours, une coalition rebelle dominée par le groupe islamiste sunnite radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS) a renversé dimanche le pouvoir de Bachar el-Assad.
Depuis sa déroute, les portes de nombreuses prisons syriennes ont été ouvertes par les rebelles, dont celle de Saydnaya, au nord de Damas. Les images de prisonniers hagards et décharnés, certains portés par des camarades car trop faibles pour s'extraire de leurs cellules, ont fait le tour du monde.
Samir Ousman Alsheikh, qui dirigeait la tristement célèbre prison d'Adra avant la guerre en Syrie, est accusé par Washington d'avoir lui-même infligé de "graves douleurs physiques et mentales" sur des détenus, ou d'en avoir donné l'ordre, selon un communiqué.
Cet homme de 72 ans est également accusé avoir d'envoyé des détenus dans une aile spécifique de cette prison de la capitale où ils étaient suspendus depuis le plafond et battus en même temps, ou de les avoir soumis au sévice de la "chaise allemande", qui consiste à...

