Des policiers russes patrouillent sur la Place Rouge sous des chutes de neige au centre de Moscou, le 23 novembre 2024. Natalia KOLESNIKOVA / AFP
La justice russe a annoncé jeudi avoir condamné à de lourdes peines, allant jusqu'à 22 ans de prison, deux hommes et une femme accusés d'espionnage et de trahison au profit de l'Ukraine, en plein conflit armé avec Kiev. Depuis le début de l'offensive russe en février 2022, les procès pour des faits présumés de « trahison », « terrorisme », « sabotage » ou « espionnage », qui sont toujours assortis de lourdes peines, se sont multipliés en Russie.
Un habitant de Jeleznogorsk, dans la région russe de Koursk, frontalière de l'Ukraine, a été condamné à 22 ans de prison pour « attentat » et « haute trahison », selon un communiqué d'un tribunal militaire régional. Originaire d'Ukraine, mais citoyen russe, Sergueï Tchernookiï, 30 ans, a été accusé d'avoir remis aux services spéciaux ukrainiens (SBU) des renseignements sur des infrastructures ferroviaires, selon la même source.
Selon cette source, il est également accusé d'avoir fait exploser un engin pyrotechnique devant les locaux d'un parti politique à Jeleznogorsk et d'avoir incendié un bâtiment d'une organisation caritative à Koursk pour « intimider la population » et « déstabiliser » les autorités, assure le communiqué. Au cours de son procès à huis clos, « il a plaidé coupable et s'est repenti », affirme le tribunal.
Par ailleurs, un habitant de Nova Kakhovka, dans la région de Kherson (sud de l'Ukraine), dont la Russie revendique l'annexion, a été condamné à 14 ans de prison après avoir été accusé d'avoir remis au SBU des informations sur la localisation de troupes russes, selon un communiqué du tribunal régional. Cet homme s'est également vu reprocher d'avoir publié sur Internet des appels à anéantir les citoyens et militaires russes occupant l'Ukraine, précise le communiqué, en assurant qu'il avait, lui aussi, plaidé coupable.
Une autre condamnation pour « espionnage », à 13 ans de prison, a également été prononcée contre une femme de 44 ans vivant dans la partie de la région ukrainienne de Zaporijjia (sud) occupée par les troupes russes. Il a été reproché à cette Ukrainienne d'avoir envoyé à son fils - un soldat de l'armée ukrainienne - des informations sur des forces du Kremlin déployées là-bas, en vue de possibles frappes, a précisé le Parquet général russe.
Depuis février 2022, des milliers de personnes en Russie ont été sanctionnées ou emprisonnées pour leur opposition au conflit en Ukraine. Des ONG et médias indépendants affirment que les services de sécurité russes ont recours à la torture ou à des menaces pour soutirer des aveux.
La justice russe a annoncé jeudi avoir condamné à de lourdes peines, allant jusqu'à 22 ans de prison, deux hommes et une femme accusés d'espionnage et de trahison au profit de l'Ukraine, en plein conflit armé avec Kiev. Depuis le début de l'offensive russe en février 2022, les procès pour des faits présumés de « trahison », « terrorisme », « sabotage » ou « espionnage », qui sont toujours assortis de lourdes peines, se sont multipliés en Russie.Un habitant de Jeleznogorsk, dans la région russe de Koursk, frontalière de l'Ukraine, a été condamné à 22 ans de prison pour « attentat » et « haute trahison », selon un communiqué d'un tribunal militaire régional. Originaire d'Ukraine, mais citoyen russe, Sergueï Tchernookiï, 30 ans, a été accusé d'avoir remis aux services spéciaux...

