Les décombres à l'intérieur d'une église dans le village de Derdghaya, au Liban-Sud, plus d'un mois après qu'elle a été partiellement détruite par une frappe israélienne, le 29 novembre 2024. Photo Mahmoud ZAYYAT/AFP
La municipalité de Habbouche, dans le caza de Nabatiyé au Liban-Sud, a enjoint dans un communiqué cité par notre correspondant Mountasser Abdallah, aux « Syriens déplacés » qui ne sont pas en règle avec les autorités de ne « plus revenir » dans la localité jusqu'à nouvel ordre. Elle a fait valoir la nécessité d'utiliser les logements pour les Libanais déplacés qui ont perdu les leurs dans les bombardements israéliens. Le message s'adresse aussi bien aux ressortissants syriens qu'aux propriétaires libanais qui leur ont éventuellement loué un logement.
« Tous les Syriens déplacés et leurs familles sont priés de ne pas retourner à Habbouche, à l'exception des travailleurs munis de papiers légaux, jusqu'à ce qu'un nouveau communiqué autorisant leur retour soit publié », pouvait-on lire. La municipalité a également demandé aux propriétaires qui louaient leurs maisons « de se conformer à cette décision, car il y a un besoin urgent de logements pour ceux dont les maisons ont été détruites ». Elle ajoute que la mesure « s'impose à tous, dans l'intérêt public, en tenant compte du fait que les logements sont destinés aux frères syriens, mais aussi à des travailleurs individuels sans famille, après vérification auprès de la municipalité ».
Environ un million de personnes ont fui les bombardements israéliens qui ont ravagé des secteurs entiers du Liban-Sud au cours des deux derniers mois, causant des dégâts et des pertes qui se chiffrent en milliards de livres libanaises. Au moins 3 961 personnes ont été tuées depuis le 8 octobre 2023, la plupart depuis fin septembre.


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