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La municipalité de Khiam appelle les habitants à « attendre » le feu vert des autorités avant de rentrer

La municipalité de Khiam appelle les habitants à « attendre » le feu vert des autorités avant de rentrer

Une image de la destruction causée par les bombardements israéliens dans le village libanais de Khiam, au sud du Liban, le 27 novembre 2024, après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah/ AFP ou titulaires de licences.

La municipalité de Khiam (caza de Marjeyoun) a publié un communiqué jeudi matin appelant les habitants de la localité à attendre avant de rentrer au village et dans ceux des environs à attendre une permission officielle « des autorités libanaises compétentes ».  

Dans son texte, la municipalité souligne que, si elle « comprend le désir de rentrer », des « circonstances particulières » doivent être prises en considération, notamment le fait que l'endroit est encore « envahi » par Israël, toujours présent sur les lieux. Le communiqué rappelle que mercredi, au premier jour du cessez-le-feu, des « tirs d'armes à feu » ont visé des personnes sur place. «  Nous vous demandons de bien vouloir attendre un communiqué des autorités compétentes, qui autorisera l'entrée dans Khiam ».

Ce communiqué intervient dans le contexte du cessez-le-feu de 60 jours entre Israël et le Liban débuté hier, tandis qu'Israël interdit l'accès aux villages frontaliers du Liban-Sud et aux lieux où son armée se trouve encore. Dans ce cadre, de vives tensions ont lieu dans la localité de Khiam, située à plus de 5km de la frontière. Hier, des journalistes ont été pris pour cible par des soldats israéliens alors qu’ils tentaient de s’approcher de ce village, blessant deux d'entre eux. Dans la nuit, des tirs de mitrailleuse ont été entendus au niveau du village, visé également par des obus d'artillerie.

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Dans ce contexte, la décision de la municipalité « est liée aux procédures devant permettre l'entrée de l'armée libanaise » dans la région « après le retrait de l'ennemi de certaines rues et lieux où il est encore stationné ». « Cela permettra aux autorités compétentes de procéder à un balayage complet de la zone pour neutraliser les mines et munitions non explosées, et vérifier l'absence de zones piégées, afin d'assurer la sécurité des personnes retournant chez elles ». La municipalité souligne encore qu'il est préférable d'attendre que « les débris accumulés dans les rues soient dégagés, pour que tout le monde puisse accéder à ses maisons en voiture ».

La municipalité de Khiam conclut en appelant à la prudence et à prendre « le temps nécessaire pour éviter de donner à cet ennemi barbare l'occasion de tirer ou de violer l'accord », qui a « permis de revenir dans nos villages la tête haute, grâce aux sacrifices de nos résistants héroïques ». 

La municipalité de Khiam (caza de Marjeyoun) a publié un communiqué jeudi matin appelant les habitants de la localité à attendre avant de rentrer au village et dans ceux des environs à attendre une permission officielle « des autorités libanaises compétentes ».  Dans son texte, la municipalité souligne que, si elle « comprend le désir de rentrer », des « circonstances particulières » doivent être prises en considération, notamment le fait que l'endroit est encore « envahi » par Israël, toujours présent sur les lieux. Le communiqué rappelle que mercredi, au premier jour du cessez-le-feu, des « tirs d'armes à feu » ont visé des personnes sur place. «  Nous vous demandons de bien vouloir attendre un communiqué des autorités compétentes, qui...