L'ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, s'adresse à la presse avant le début d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies le 20 novembre 2024, au siège de l'ONU à New York. Photo ANGELA WEISS / AFP
L'ambassadeur d'Israël auprès de l'ONU Danny Danon a affirmé que les négociations en vue d'un cessez-le-feu avec le Hezbollah « progressent » tout en précisant que son pays « veillera à avoir la capacité de neutraliser toute menace non traitée dans le sud du Liban ».
« Nous progressons sur ce front. Je l'ai dit à maintes reprises : notre objectif était très clair, repousser le Hezbollah au nord du fleuve Litani. Ce n'est pas encore finalisé, mais nous avançons, a-t-il déclaré lors d'un point presse avant une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU. Je pense qu'il est important pour nous de garantir que le Hezbollah ne reviendra pas à la frontière. Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour le garantir. Nous avons tiré les leçons de 2006 ».
Selon l'ambassadeur, le Cabinet israélien « se réunira aujourd'hui ou demain », pour discuter de l'accord de cessez-le-feu.
Interrogé sur le fait qu'Israël voulait se réserver le droit d'attaquer le Hezbollah au Liban, il répond : « nous avons tiré les leçons de la résolution 1701, et nous veillerons à avoir la capacité de neutraliser toute menace non traitée dans le sud du Liban ». « J'espère que l'armée libanaise prendra cela en charge à l'avenir, mais si elle échoue, nous serons à nouveau présents », a-t-il toutefois ajouté.
Concernant la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), il a affirmé qu'« elle restera sur place » et a souhaité « qu'elle sera plus efficace cette fois-ci ».
M. Danon a aussi précisé que « les choses ne se feront pas du jour au lendemain ». « Il y aura plusieurs phases, plusieurs exigences, a-t-il expliqué. La disposition la plus importante pour nous est le retrait du Hezbollah au nord du fleuve Litani. Nous l'avons dit dès le début : c'était notre objectif dans cette guerre. Ensuite, il y aura d'autres étapes dans l'accord », a-t-il dit sans donner plus de détails.
Interrogé sur le cessez-le-feu à Gaza, il a répondu : « avec le Liban, c'est en fait plus simple, car nous traitons avec une nation, un pays. Les négociateurs peuvent recevoir des réponses. Avec le Hamas, c'est beaucoup plus compliqué. Vous traitez avec une organisation terroriste. Il est très difficile d'obtenir des réponses. À ce jour, nous n'avons même pas reçu la liste des otages encore en vie ou une preuve de vie. Il y a donc une grande différence entre négocier avec le Liban et avec le Hamas ».
M. Danon a aussi dénoncé les mandats d'arrêt émis par la Cour pénale internationale contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ex-ministre de la Défense Yoav Gallant. « Hier encore, le Hezbollah a lancé plus de 500 roquettes sur des millions de citoyens israéliens : 500 roquettes pesant sur des familles innocentes, des écoles et des maisons, laissant des millions de civils se précipiter vers des abris, a-t-il dénoncé. Pourtant, aux yeux de la CPI, ce sont les dirigeants démocratiquement élus qui défendent leur peuple qui seraient les criminels. Ce n'est pas de la justice. C'est du terrorisme diplomatique ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine