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Dernières Infos - Russie

Pas de répression mais des "mesures sanitaires", dit un conseiller du Kremlin


Le président russe Vladimir Poutine au Kremlin à Moscou, le 29 octobre 2024. Photo Mikhail Metzel / POOL / AFP

Il n'y  pas de répression politique en Russie mais « des mesures sanitaires » visant ceux qui se sont rangés « du côté de l'ennemi », a déclaré mercredi le conseiller du Kremlin pour les droits de l'Homme, Valéri Fadeïev.

« Un minimum de restrictions contre ceux qui sont en réalité du côté de l'ennemi, ce n'est pas de la répression, mais des mesures sanitaires de base », a affirmé le responsable, cité par l'agence russe Interfax. « Actuellement, nous sommes effectivement devant une situation difficile et dure, nous sommes en guerre contre l'Occident », a ajouté cet ancien journaliste. 

Depuis que le président Vladimir Poutine a déclenché l'assaut en Ukraine en février 2022, la Russie a lancé une campagne de répression des voix dissidentes ainsi que de l'opposition politique, et a multiplié les arrestations pour espionnage, trahison, sabotage, extrémisme ou pour de simples critiques de l'armée russe.

En janvier, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait estimé que l'offensive en Ukraine avait permis de « purger » la Russie de personnes « ne ressentant pas d'appartenance à l'Histoire et la culture » du pays.

Et dès mars 2022, au tout début du conflit, Vladimir Poutine avait salué une « auto-purification réelle et nécessaire de la société » qui aurait pour effet de « renforcer notre pays ».

La quasi totalité des opposants sont en prison, ou en exil à l'étranger, du fait d'une répression tous azimuts en Russie. Certains, comme Alexeï Navalny au début de l'année, sont morts.

L'ONG Memorial, co-lauréate du prix Nobel de la paix en 2022 et interdite en Russie, recense 768 prisonniers de conscience dans le pays. Mais le chiffre réel est jugé bien supérieur, beaucoup de cas restant non recensés, notamment en province.

Interrogé pour savoir si le Conseil pour les droits de l'Homme, qu'il dirige, plaiderait pour des amnisties comme il a pu le faire par le passé, Valéri Fadeïev a répondu: « Ce n'est pas à l'ordre du jour ».

Début septembre, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait lui estimé que « la censure est justifiée » compte tenu de « l'état de guerre dans lequel nous nous trouvons ».

Il n'y  pas de répression politique en Russie mais « des mesures sanitaires » visant ceux qui se sont rangés « du côté de l'ennemi », a déclaré mercredi le conseiller du Kremlin pour les droits de l'Homme, Valéri Fadeïev.« Un minimum de restrictions contre ceux qui sont en réalité du côté de l'ennemi, ce n'est pas de la répression, mais des mesures sanitaires de base », a affirmé le responsable, cité par l'agence russe Interfax. « Actuellement, nous sommes effectivement devant une situation difficile et dure, nous sommes en guerre contre l'Occident », a ajouté cet ancien journaliste. Depuis que le président Vladimir Poutine a déclenché l'assaut en Ukraine en février 2022, la Russie a lancé une campagne de répression des voix dissidentes ainsi que de l'opposition politique, et a...