Des combattants houthis arborant des drapeaux du Hezbollah lors d'une parade à Sanaa, au Yémen, le 4 octobre 2024. Photo AFP / MOHAMMED HUWAIS
La Russie a fourni des données aux rebelles yéménites houthis pour les aider à attaquer des navires occidentaux en mer Rouge, d'après un article du Wall Street Journal (WSJ) publié jeudi. Selon le quotidien américain, les houthis ont pu utiliser des données de satellites russes pour cibler des navires avec des missiles balistiques et des drones.
Les houthis, qui contrôlent de larges pans du Yémen, mènent depuis des mois des attaques contre Israël et les navires qui leur seraient liés, en affirmant agir par solidarité avec le mouvement islamiste palestinien Hamas, opposé à Israël dans la bande de Gaza depuis un an.
Au total, les rebelles ont attaqué plus de 100 navires depuis novembre 2023, en faisant couler deux et en détournant un autre, contribuant à faire baisser de 77 % au mois d’août le trafic maritime sur cette voie par rapport à octobre 2023. Quatre marins ont été tués dans ces frappes au cours de l’année. Les données russes ont été transmises par des intermédiaires iraniens, a confié une des sources citée par le WSJ. Une aide cruciale pour les forces rebelles membres de l’« axe de la résistance » dirigé par Téhéran, engagées dans le conflit depuis octobre 2023 pour protester contre la guerre menée par Israël à Gaza.
Démontrer l'échec de la politique d'isolement diplomatique de la Russie
Depuis le début de leurs attaques en mer Rouge que les navires traversent afin d’accéder au canal de Suez, ces derniers ont commencé à éteindre leurs signaux radio afin de ne pas être repérés et attaqués, « ce qui complique les efforts pour les suivre », précise le WSJ. « Une fois qu’un navire devient muet, ses mouvements en direct ne peuvent être accessibles en continu que par imagerie satellite de haute qualité », poursuit-il. Un obstacle pour les houthis comblé par la Russie, évitant ainsi les failles des systèmes disponibles dans le commerce qui ont « tendance à souffrir de lacunes dans la couverture et de retards dans la transmission. »
Les attaques des houthis ont perturbé le trafic dans cette zone maritime essentielle pour le commerce, ce qui a conduit les Etats-Unis à mettre en place une coalition maritime internationale et à frapper des cibles rebelles au Yémen, parfois avec l'aide du Royaume-Uni. Depuis, les houthis disent cibler aussi les navires américains et britanniques. Le WSJ tient ses informations sur l'aide russe d'une « personne au fait du dossier » et de « deux responsables européens de la défense ».
Vladimir Poutine cherche depuis des mois à démontrer l'échec de la politique d'isolement diplomatique et de sanctions économiques visant son pays depuis l'assaut des troupes russes en Ukraine en février 2022. Le président russe a ainsi multiplié les rencontres bilatérales lors du sommet des Brics, neuf pays qui pèsent pour près de la moitié de la population mondiale (dont la Chine, l'Inde et l'Iran). La Chine est son grand partenaire asiatique qui lui apporte un soutien économique crucial dans le contexte des sanctions occidentales, et l'Inde est critiquée par les Occidentaux pour ses achats de grandes quantités de pétrole russe depuis 2022. Les députés russes ont par ailleurs voté jeudi la ratification d'un « traité sur le partenariat stratégique global » avec la Corée du Nord, au moment où les Occidentaux disent disposer de preuves sur l'envoi de milliers de soldats nord-coréens en Russie.
Une délégation russe arrivée à Tel-Aviv
De quoi souligner également le renforcement de l’influence russe au Moyen-Orient. Les révélations du WSJ interviennent alors que le chef du Kremlin en a profité lors du sommet des Brics pour déclarer à la vingtaine de chefs d’État présents que le Moyen-Orient était au bord d’une guerre à grande échelle alors que la région se prépare en outre à la réponse israélienne attendue à la récente attaque de missiles iraniens contre l’État hébreu. En marge du sommet, Vladimir Poutine a ainsi évoqué avec le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres « l’absolue nécessité d’un cessez-le-feu à Gaza et au Liban ».
Des efforts auxquels Moscou entend participer activement. Une « délégation russe de haut niveau » est arrivée à Tel-Aviv jeudi dans le but de discuter de la possibilité de conclure un accord avec le Hamas », a notamment rapporté le média saoudien al-Hadath. Par ailleurs, le chef adjoint du bureau politique du Hamas, Moussa Abou Marzouk, s’est rendu à Moscou mercredi pour s’entretenir avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères et représentant spécial du président pour le Moyen-Orient, Mikhaïl Bogdanov. Ils auraient discuté de la libération de deux otages russes retenus à Gaza, « dans le cadre d’un échange avec Israël », a indiqué le numéro deux du mouvement palestinien aux médias russes, précisant qu’il ne demandait pas d’assistance militaire à Moscou, « mais qu’il avait réellement besoin » de son aide, « que ce soit sur le plan humanitaire ou au sein du Conseil de sécurité des Nations unies ».
Les houthis, qui contrôlent de larges pans du Yémen, mènent depuis des mois des attaques contre Israël et les navires qui leur seraient liés, en affirmant agir par solidarité avec le mouvement islamiste palestinien Hamas, opposé à Israël dans la bande de Gaza depuis un an.Au total, les rebelles ont attaqué plus de 100 navires depuis novembre 2023, en faisant couler deux et en détournant un autre, contribuant à faire baisser de 77 % au...



La différence entre Poutine et Biden, c’est que le premier agit sournoisement mais fait très mal, pendant que l’autre crie sur tous les toits qu’il appuie ses alliés tout en les empêchant de se défendre. Conclusion, Les voyous gagnent tout en criant à l’injustice alors que ce sont les envahisseurs et les agresseurs. Poutine fait la même chose en Ukraine. Les soldats coréens se battent à ses côtés mais les alliés de l’Ukraine font dans leur froc, pour rester polie et demande la permission pour aider leur allié à se défendre contre l’invasion de leur territoire. La fin s’annonce catastrophique
16 h 44, le 27 octobre 2024