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Au moins 28 morts dans une attaque à Gaza qui, selon Israël, visait des combattants

Au moins 28 morts dans une attaque à Gaza qui, selon Israël, visait des combattants

Une femme passe devant des bâtiments détruits à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 17 octobre 2024, au 13e mois de la guerre entre Israël et le groupe islamiste palestinien Hamas. Photo AFP ou licenciés/Bashar Taleb

Au moins 28 Palestiniens, dont des enfants, ont été tués jeudi lors d'une frappe israélienne sur un abri dans le nord de la bande de Gaza, a déclaré un responsable du ministère local de la Santé, tandis qu'Israël a affirmé que l'attaque visait des dizaines de militants sur le site.

Des dizaines de personnes ont également été blessées dans la frappe, a annoncé ce responsable, Medhat Abbas, ajoutant : « Il n'y a pas d'eau pour éteindre le feu. Il n'y a rien. C'est un massacre (...) Des civils et des enfants sont tués, brûlés sous les tirs ».

L'armée israélienne a indiqué, dans un communiqué, que la frappe visait des membres du Hamas et du Jihad islamique, qui opéraient à l'intérieur de l'école Abou Hussein à Jabalia, qui servait d'abri aux personnes déplacées. Elle a ajouté que des dizaines de militants étaient présents dans l'enceinte de l'école lorsque la frappe a eu lieu, et a fourni les noms d'au moins 12 d'entre eux, que l'agence Reuters n'a pas pu vérifier dans l'immédiat. La troupe a aussi affirmé avoir pris des précautions pour limiter les dommages causés aux civils et a accusé le Hamas de les utiliser comme boucliers humains, ce que celui-ci a démenti.

De son côté, le mouvement islamiste a précisé, dans un communiqué, que les allégations selon lesquelles des combattants se trouvaient dans l'école n'étaient que des « mensonges », ajoutant qu'il s'agissait d'une « politique systématique de l'ennemi pour justifier son crime ».

Le bureau des médias du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas, a évalué à 28 le nombre de morts et à 160 celui des blessés. Plus tôt dans la journée, les autorités sanitaires palestiniennes ont déclaré qu'au moins 11 Palestiniens avaient été tués lors de deux frappes israéliennes distinctes dans la ville de Gaza, tandis que plusieurs autres avaient été tués dans les zones centrales et méridionales de l'enclave.

Des images de l'école Abou Hussein diffusées par les médias palestiniens et que Reuters n'a pas pu vérifier immédiatement montrent de la fumée s'échappant des tentes qui ont pris feu, alors que de nombreuses personnes déplacées évacuent des blessés, dont des enfants, vers des ambulances.

Les habitants de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, ont témoigné que les forces israéliennes avaient fait exploser plusieurs maisons en tirant depuis les airs, à partir des chars et en plaçant des bombes dans les bâtiments avant de les faire exploser à distance.

Une zone réduite en ruines

Depuis deux semaines, la zone visée est le point de mire de l'armée israélienne, qui affirme vouloir empêcher les combattants du Hamas de se regrouper pour de nouvelles attaques. Selon les habitants, les forces israéliennes ont effectivement isolé Beit Hanoun, Jabalia et Beit Lahia, dans l'extrême nord de l'enclave, bloquant les déplacements, sauf pour les familles qui suivent les ordres d'évacuation et quittent ces trois villes.

« Nous avons rédigé notre acte de décès et nous ne quitterons pas Jabalia », a déclaré un habitant à Reuters dans une application de messagerie instantanée. « L'occupation (Israël) nous punit de ne pas avoir quitté nos maisons dans les premiers jours de la guerre, et nous ne partirons pas maintenant. Ils font exploser les maisons et les routes et nous affament, mais nous mourons une fois et nous ne perdons pas notre fierté », a dit ce père de quatre enfants, refusant de donner son nom par crainte de représailles israéliennes.

L'armée israélienne a déclaré jeudi qu'elle avait saisi de nombreuses armes dans la région, dont certaines étaient cachées dans une école, et que ses forces avaient tué des dizaines de militants dans des frappes aériennes et des combats rapprochés, alors que les troupes tentent d'éradiquer les forces du Hamas qui opèrent dans les décombres.

Le nord de Gaza, qui abritait plus de la moitié des 2,3 millions d'habitants du territoire, a été réduit en ruines lors de la première phase de l'assaut israélien il y a un an, après les attaques du 7 octobre sur le sud d'Israël par le Hamas, qui a tué 1 200 personnes et capturé 250 otages, selon les décomptes israéliens. Les autorités sanitaires de Gaza estiment, de leur côté, à plus de 42 000 le nombre de Palestiniens tués dans l'offensive israélienne.

Les États-Unis ont fait savoir à Israël qu'il devait prendre des mesures pour améliorer la situation humanitaire dans le nord de la bande de Gaza dans un délai de 30 jours, faute de quoi l'aide militaire pourrait être restreinte. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a convoqué une réunion d'urgence mercredi pour discuter de l'extension de l'aide humanitaire à Gaza, selon des responsables, l'aide étant susceptible d'augmenter prochainement.

Accès à l'aide

L'ONU se plaint depuis longtemps des obstacles à l'acheminement de l'aide à Gaza et à sa distribution dans la zone de guerre, imputant ces obstacles à Israël et à l'anarchie. Selon l'ONU, aucune aide alimentaire n'est entrée dans le nord de la bande de Gaza entre le 2 et le 15 octobre.

Mercredi, l'unité militaire israélienne qui supervise l'aide et les expéditions commerciales a affirmé que 50 camions étaient entrés dans le nord du territoire assiégé.

Le directeur du bureau des médias du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas, Ismaïl Al-Thawabta, a soutenu, pour sa part, que les commentaires israéliens sur l'autorisation de l'aide étaient trompeurs. Selon lui, l'armée israélienne a maintenu un siège total sur l'extrême nord de Gaza pendant 170 jours consécutifs, fermant tous les points d'accès humanitaires. Il a ajouté que 342 personnes avaient été tuées dans l'assaut israélien au cours des dix derniers jours.

Israël affirme que ses ordres d'évacuation ont été émis pour assurer la sécurité des personnes et les séparer des militants, et nie qu'ils fassent partie d'un plan de nettoyage ethnique systématique.

Cet article est une traduction de la version originale de Reuters, en anglais.

Au moins 28 Palestiniens, dont des enfants, ont été tués jeudi lors d'une frappe israélienne sur un abri dans le nord de la bande de Gaza, a déclaré un responsable du ministère local de la Santé, tandis qu'Israël a affirmé que l'attaque visait des dizaines de militants sur le site.Des dizaines de personnes ont également été blessées dans la frappe, a annoncé ce responsable, Medhat Abbas, ajoutant : « Il n'y a pas d'eau pour éteindre le feu. Il n'y a rien. C'est un massacre (...) Des civils et des enfants sont tués, brûlés sous les tirs ».L'armée israélienne a indiqué, dans un communiqué, que la frappe visait des membres du Hamas et du Jihad islamique, qui opéraient à l'intérieur de l'école Abou Hussein à Jabalia, qui servait d'abri aux personnes déplacées. Elle a ajouté que des dizaines de militants...