De la révolution tunisienne à Kaïs Saïed : « Peut-on faire pire que le pire ? »
La résignation domine chez ceux qui avaient jadis placé leurs espoirs dans le président sortant, ultrafavori d'un scrutin sans concurrence ce dimanche.
OLJ / Clara HAGE, à Tunis et Sidi Bouzid,
le 05 octobre 2024 à 15h42
Des Tunisiens participent à une manifestation dénonçant la politique du président tunisien devant le ministère de l'Intérieur à Tunis, le 13 septembre 2024, à l'approche des élections présidentielles. Fethi Belaid/AFP
« Regardez, regardez ! Vous trouvez qu’il est normal ? » Skander* fait défiler des vidéos sur son smartphone. À l’écran, le président tunisien Kaïs Saïed, un coup seul face à la caméra, un coup entouré de ses ministres lors d’une réunion filmée. Le chef d’État apparaît le visage fermé, la voix calme. À mesure qu’il développe ses discours, ses traits se crispent, puis le ton s’envole dans une logorrhée devenue sa marque de fabrique : dans un arabe très académique, Kaïs Saïed, l'œil bouillonnant, accuse quiconque semble pour lui responsable des maux du pays. Les migrants subsahariens, « l’entité sioniste », l’Occident… « Regardez la tête du Premier ministre ! Je suis sûr que même lui est en train de se demander qui est ce con-là qui est en train de nous gouverner ? » ironise Skander, ingénieur de 48 ans, attablé au café d’une maison...
« Regardez, regardez ! Vous trouvez qu’il est normal ? » Skander* fait défiler des vidéos sur son smartphone. À l’écran, le président tunisien Kaïs Saïed, un coup seul face à la caméra, un coup entouré de ses ministres lors d’une réunion filmée. Le chef d’État apparaît le visage fermé, la voix calme. À mesure qu’il développe ses discours, ses traits se crispent, puis le ton s’envole dans une logorrhée devenue sa marque de fabrique : dans un arabe très académique, Kaïs Saïed, l'œil bouillonnant, accuse quiconque semble pour lui responsable des maux du pays. Les migrants subsahariens, « l’entité sioniste », l’Occident… « Regardez la tête du Premier ministre ! Je suis sûr que même lui est en train de se demander qui est ce con-là qui est en train de nous gouverner ? » ironise Skander,...
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De la révolution tunisienne à Kaïs Saïed : « Peut-on faire pire que le pire ? »... euh pardon, vous posez cette question à des libanais?... rigolo vas!
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De la révolution tunisienne à Kaïs Saïed : « Peut-on faire pire que le pire ? »... euh pardon, vous posez cette question à des libanais?... rigolo vas!
00 h 08, le 06 octobre 2024