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Lifestyle - Reportage

« Vous reprendrez bien un peu de silicone avant la guerre ? »

Dans les quartiers aisés de Beyrouth, les cliniques de médecine esthétique ne désemplissent pas. De par la fidélité de la diaspora désorientée ou des aficionadas panarabes venues se refaire une beauté à moindre prix, le marché de l’éternelle jeunesse ne connaît nullement la crise.

« Vous reprendrez bien un peu de silicone avant la guerre ? »

À Beyrouth, les patientes ne lésinent pas sur les moyens pour se payer une cure de beauté. Photo Laurent Selinder

Plâtre sur le nez et smartphone en main, Maya tente de voler un cliché à son voisin d’à côté. Assis dans une file d’attente composée de visages tuméfiés par les injections, un célèbre animateur du petit écran attire les regards bouffis des visiteurs comme l’attention des secrétaires intriguées. « C’est la saison. Ceux qui passent à la télévision profitent de la pause au mois d’août avant leur rentrée », souffle l’une d’elles, témoin privilégiée du défilé de starlettes oubliées venues « se refaire une beauté ». Au dernier étage d’une clinique chic d’Achrafieh, les patients tutoient médecins et infirmières alors que le téléphone qui sonne ne cesse de gêner la pose de manucure d’une réceptionniste se plaignant de la chaleur ambiante. « J’aurais pu être à Paris depuis une semaine », lance-t-elle d’un air désabusé, en expliquant à sa collègue...
Plâtre sur le nez et smartphone en main, Maya tente de voler un cliché à son voisin d’à côté. Assis dans une file d’attente composée de visages tuméfiés par les injections, un célèbre animateur du petit écran attire les regards bouffis des visiteurs comme l’attention des secrétaires intriguées. « C’est la saison. Ceux qui passent à la télévision profitent de la pause au mois d’août avant leur rentrée », souffle l’une d’elles, témoin privilégiée du défilé de starlettes oubliées venues « se refaire une beauté ». Au dernier étage d’une clinique chic d’Achrafieh, les patients tutoient médecins et infirmières alors que le téléphone qui sonne ne cesse de gêner la pose de manucure d’une réceptionniste se plaignant de la chaleur ambiante. « J’aurais pu être à Paris depuis une semaine...
commentaires (3)

""…recommandé par une micro-influenceuse…"". Vous savez quoi ? Les micro-influenceuses, ont un avis tranché sur la période que traverse le Liban en guerre. Que prouve la banalité d’un tel narratif ? La normalité en temps de guerre, une guerre que je ne souhaite à personne. Ces narratifs montrent une chose, non pas la banalité du mal, mais que la guerre est un divertissement pour les Libanais qui se débrouillent et assument leur mode de vie et que leur liberté n’est pas entravé par l’échanges de roquettes et de drones.""Avant la guerre"", ha ha, comme elle se fait bienattendre cette guerre…

Charles Fayad

16 h 50, le 11 août 2024

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Commentaires (3)

  • ""…recommandé par une micro-influenceuse…"". Vous savez quoi ? Les micro-influenceuses, ont un avis tranché sur la période que traverse le Liban en guerre. Que prouve la banalité d’un tel narratif ? La normalité en temps de guerre, une guerre que je ne souhaite à personne. Ces narratifs montrent une chose, non pas la banalité du mal, mais que la guerre est un divertissement pour les Libanais qui se débrouillent et assument leur mode de vie et que leur liberté n’est pas entravé par l’échanges de roquettes et de drones.""Avant la guerre"", ha ha, comme elle se fait bienattendre cette guerre…

    Charles Fayad

    16 h 50, le 11 août 2024

  • Article déplaisant et méprisant.

    Avette

    14 h 45, le 11 août 2024

  • Je suppose que Karl Richa a voulu parler des bangs supersoniques de l'aviation israélienne.Et non pas des "bandes" supersoniques...Un bang supersonique est le bruit généré par un avion ou un autre objet lorsqu'il dépasse la vitesse du son. S’élevant généralement à 110 décibels, il est aussi fort que le tonnerre ou bien une explosion.

    Zoulou

    15 h 46, le 10 août 2024

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