Naïm Kassem, numéro deux du Hezbollah. Photo ANI
« Le Liban n'est pas isolé de ce qui se passe dans la région et ne l'a jamais été », a déclaré jeudi le cheikh Naïm Kassem, le numéro deux du Hezbollah, dans un discours prononcé à l'occasion d'un conseil de l'Achoura et rapporté par l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). Des propos présentés comme une réponse à « ceux qui cherchent à éloigner le Liban des questions régionales », alors qu'Israël et le parti chiite sont impliqués dans des tirs transfrontaliers quasi-quotidiens, depuis le 8 octobre 2023.
Le Hezbollah a déclaré à plusieurs reprises que le front sud était un front de « soutien » à Gaza et que ses actions visaient à soutenir son allié palestinien, le Hamas. Une position régulièrement critiquée par les opposants du parti au Liban.
« Le Liban contribue aujourd'hui à soutenir la Palestine et à perturber les objectifs de l'ennemi israélien en Palestine, au Liban et dans la région », a estimé Naïm Kassem. Selon le ministère de la Santé de Gaza, plus de 38 000 personnes ont été tuées et 87 445 blessées, pour la plupart des civils, depuis le début des hostilités à Gaza en octobre dernier.
« Nous sommes entrés dans le dixième mois de la guerre. C'est une indication que le Moyen-Orient, après la fin de cette guerre, changera par rapport à ce qu'il était auparavant », a-t-il poursuivi. « Nous sommes confrontés à un nouveau Moyen-Orient dans lequel Israël, faible et exclu, s'effondre progressivement ». En revanche, « la résistance a renforcé le Liban grâce au triptyque +peuple, armée, résistance+, ainsi qu'aux sacrifices des citoyens et des martyrs », a-t-il ajouté.
Au Liban, depuis octobre, les tirs israéliens ont tué 488 personnes, parmi lesquelles 369 combattants du Hezbollah et 75 civils, selon notre décompte.


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