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Culture - Reportage

Enfants de disparus syriens : renaître, un dessin après l’autre

En dessinant leur peur et leur tristesse, 80 enfants syriens réfugiés au Liban, dont les parents ont disparu dans les geôles du régime syrien, reprennent goût à la vie.

Enfants de disparus syriens : renaître, un dessin après l’autre

Les sœurs Chaima et Fatmé, dont le père a disparu il y a dix ans, photographiées dans le jardin du centre Bouzrat kheir, le 10 juillet 2024 dans la Békaa, au Liban. Photo Emmanuel Haddad

Souleiman est assis sur une chaise en plastique, le corps frêle et le visage tourné vers le sol, l’air absent. Autour, des enfants ont lancé une liste de lecture musicale sur la petite enceinte, d’autres montrent leurs dessins aux amis et proches. L’ambiance est à la fête ce mercredi 10 juillet à l’occasion de l’exposition de fin d’année du centre Bouzrat kheir (graine de bonheur), dédié à la santé mentale des enfants dont les parents ont disparu dans les geôles du régime syrien. Mais le garçon de 7 ans, lui, semble ailleurs. « Quand il est arrivé dans le centre, il ne parlait pas », se souvient Samia*, l’une des bénévoles du centre situé dans un écrin de verdure à l’abri des regards dans la vallée de la Békaa. « Il fuyait dès qu’on s’approchait de lui. Mais un jour, il a accepté de dessiner avec moi et, peu à peu, il s’est mis à...
Souleiman est assis sur une chaise en plastique, le corps frêle et le visage tourné vers le sol, l’air absent. Autour, des enfants ont lancé une liste de lecture musicale sur la petite enceinte, d’autres montrent leurs dessins aux amis et proches. L’ambiance est à la fête ce mercredi 10 juillet à l’occasion de l’exposition de fin d’année du centre Bouzrat kheir (graine de bonheur), dédié à la santé mentale des enfants dont les parents ont disparu dans les geôles du régime syrien. Mais le garçon de 7 ans, lui, semble ailleurs. « Quand il est arrivé dans le centre, il ne parlait pas », se souvient Samia*, l’une des bénévoles du centre situé dans un écrin de verdure à l’abri des regards dans la vallée de la Békaa. « Il fuyait dès qu’on s’approchait de lui. Mais un jour, il a accepté de dessiner...
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