Des vendeurs installent un stand de mangues à Sanaa, le 12 mai 2024. Photo MOHAMMED HUWAIS / AFP
L'ONU s'est inquiétée lundi d'une « aggravation rapide » de l'épidémie de choléra au Yémen avec plus de 40.000 cas suspects depuis octobre, principalement dans les zones contrôlées par les rebelles houthis.
« Nous sommes très inquiets de l'aggravation rapide de l'épidémie de choléra. 40.000 cas suspects et plus de 160 morts ont été rapportés », une « forte augmentation » depuis le mois dernier, a déclaré le chef du bureau humanitaire de l'ONU (Ocha) Martin Griffiths devant le Conseil de sécurité.
« La majorité sont dans les zones contrôlées par les Houthis, où des centaines de nouveaux cas sont rapportés chaque jour », a-t-il souligné.
Ainsi, 34.000 suspects ont désormais été rapportés depuis octobre dans les zones sous contrôle des Houthis, soit plus de trois fois plus qu'il y a un mois (11.000 cas, 75 morts) et 6.000 dans les zones contrôlées par le gouvernement (contre 3.200 il y a un mois), a précisé Ocha à l'AFP.
« Les pluies intenses et les inondations vont encore aggraver la situation », a mis en garde Martin Griffiths, assurant que l'ONU et ses partenaires prenaient des « mesures urgentes pour endiguer la situation ».
Mais ce plan « va nécessiter un financement urgent si nous voulons éviter que cela devienne incontrôlable ».
« Les conséquences de l'inaction sont familières. N'oublions pas qu'entre 2016 et 2021, quelque 4.000 personnes au Yémen, principalement des enfants, étaient morts du choléra », a-t-il ajouté.
Le plan de réponse humanitaire de l'ONU pour le Yémen pour 2024, chiffré à 2,7 milliards de dollars, n'est pour l'instant financé qu'à 16%.


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