Un véhicule blindé israélien arrive dans le sud d'Israël après être sorti de la bande de Gaza, le 24 novembre 2023. Photo GIL COHEN-MAGEN / AFP
« Nous espérons que la photo sera belle en fin de journée ». Israël attendait vendredi la libération des premiers otages enlevés le 7 octobre par le Hamas, alors que la trêve entamée à l'aube semblait tenir en début d'après-midi.
Selon le Qatar, un des médiateurs dans cette affaire, 13 femmes et enfants doivent être libérés. Ils doivent être récupérés vers 16h00 locales (14h00 GMT) au terminal de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, par le CICR puis rapatriés depuis l'Egypte vers Israël. A la mi-journée, une liste de 39 noms de prisonniers palestiniens --15 enfants et 24 femmes-- libérables en échange des otages a été diffusée par la Commission chargée des prisonniers au sein de l'Autorité palestinienne. Les effusions et autres manifestations de joie ont été interdites à Jérusalem-Est occupée par les autorités israéliennes.
Les otages israéliens « seront réunis avec leurs familles après leur arrivée à l'hôpital (en Israël). Ceux qui n'ont pas besoin de soins rentreront chez eux », a indiqué Ziv Agmon, conseiller chargé du dossier auprès du bureau du Premier ministre, au centre de presse installé à Tel-Aviv pour suivre la libération des otages. « Nous espérons que la photo sera belle en fin de journée, parce qu'avec une organisation terroriste comme le Hamas, tout ce qui va se passer dans les prochains jours est un miracle ». La trêve entre Israël et le mouvement islamiste palestinien à Gaza est entrée en vigueur vendredi matin, premiers signes de répit après des semaines de guerre.
« Pas de la télé-réalité »
Pendant cette pause renouvelable de quatre jours, 50 otages retenus à Gaza doivent être libérés au total ainsi que 150 détenus palestiniens Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) « recevra les otages un par un, ou par groupes, leur fera passer la frontière » avec l'Egypte à Rafah et « les confiera aux forces israéliennes » ensuite, a expliqué Ziv Agmon.
Leurs identités devront ensuite être vérifiées avant un premier contact par téléphone avec des proches. Selon un porte-parole de la police, cette opération a été nommée « les portes du ciel ». « La première connexion avec la famille sera par téléphone donc cela sera géré par des professionnels » de la santé mentale, a encore précisé Ziv Agmon. Le processus a été anticipé avec des psychiatres et des experts. Un manuel a été distribué aux soldats chargés d'accueillir les enfants, certainement traumatisés, avec des éléments de langage rassurants. Et les journalistes ont été priés de ne pas tenter d'entrer en relation avec les otages. « C'est un point sensible, ce n'est pas de la télé-réalité », a averti Sarit Sarfatti, une responsable du ministère des Affaires sociales.
La guerre a été déclenchée par une attaque sanglante sans précédent menée le 7 octobre par le mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien. Selon les autorités israéliennes, 1.200 personnes, en grande majorité des civils, ont été tuées et environ 240 personnes enlevées.
En représailles, Israël a bombardé sans relâche la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas que le gouvernement israélien a promis « d'anéantir ». Près de 15.000 personnes ont été tuées dans les frappes, aux deux tiers des femmes et des enfants, selon le gouvernement du Hamas.


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