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Dernières Infos - Conflit

Les échanges de tirs se poursuivent à la frontière Israël-Liban

Vue de la clôture, du côté israélien, qui sépare l'Etat hébreu du Liban-Sud, le 21 octobre 2023. Photo YURI CORTEZ / AFP

Armée israélienne et combattants du Hezbollah libanais ont de nouveau échangé des tirs samedi, dans la zone frontalière, un secteur sous très haute tension depuis le début de la guerre le 7 octobre entre Israël et le Hamas.

L'armée israélienne a encore fait état d'une série d'incidents samedi, comme le tir d'un missile antichars en direction du village agricole de Baram par des combattants du Hezbollah libanais, allié du mouvement islamiste palestinien du Hamas.

L'agence nationale de presse libanaise (NNA) a de son côté fait état de plusieurs bombardements israéliens près des villes de Hula, Dhayra ou d'Alma al-Shaab.

"Le Hezbollah a décidé de prendre part au combat, et en paie le prix", a mis en garde le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, lors d'une visite samedi aux soldats stationnés dans le nord du pays, prévenant ceux-ci que de "grands défis" les attendaient.

Le même jour, le N.2 du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a de nouveau brandi la menace d'une escalade: "En fonction des événements, s'il apparaît un événement réclamant une intervention accrue de notre part, nous le ferons", a-t-il mis en garde lors des funérailles d'un combattant du Hezbollah.

La communauté internationale redoute l'ouverture d'un second front dans le nord d'Israël, théâtre quotidien de nombreux échanges de tirs.

Depuis le 7 octobre et l'attaque sanglante du Hamas sur le sol israélien, l'armée israélienne est en alerte à sa frontière nord pour parer une éventuelle offensive du Hezbollah.

Au moins 23 personnes ont été tuées dans le sud du Liban depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, parmi lesquelles 14 combattants du Hezbollah, mais aussi des civils incluant un journaliste de Reuters, Issam Abdallah, selon un décompte de l'AFP.

Côté israélien, trois soldats et un civil ont été tués dans les échanges de tirs avec le Hezbollah, a indiqué l'armée.

De nombreux Israéliens ont fui la zone frontalière, et les autorités israéliennes ont évacué la ville de Kyriat Shmona.

Deux Thaïlandais ont été blessés samedi par des éclats d'obus près du village agricole de Margaliot, déjà théâtre de tirs la veille, selon un bilan des urgences israéliennes.

Environ 30.000 Thaïlandais travaillaient en Israël au moment de l'attaque du Hamas, principalement comme ouvriers agricoles, et, selon Bangkok, 24 figurent parmi les plus de 1.400 personnes tuées sur le sol israélien depuis le 7 octobre.

La dernière guerre entre Israël et le Hezbollah, en 2006, avait fait 1.200 morts au Liban et 160 en Israël, la plupart des soldats.
Armée israélienne et combattants du Hezbollah libanais ont de nouveau échangé des tirs samedi, dans la zone frontalière, un secteur sous très haute tension depuis le début de la guerre le 7 octobre entre Israël et le Hamas. L'armée israélienne a encore fait état d'une série d'incidents samedi, comme le tir d'un missile antichars en direction du village agricole de Baram par des combattants du Hezbollah libanais, allié du mouvement islamiste palestinien du Hamas. L'agence nationale de presse libanaise (NNA) a de son côté fait état de plusieurs bombardements israéliens près des villes de Hula, Dhayra ou d'Alma al-Shaab."Le Hezbollah a décidé de prendre part au combat, et en paie le prix", a mis en garde le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, lors d'une visite samedi aux soldats stationnés dans le nord du...