Plusieurs centaines de personnes ont manifesté, le 22 janvier à Bagdad, pour dénoncer le geste d’un Suédois qui a brûlé un exmplaire du Coran. Photo Ahmad Al-Rubaye/AFP
Les talibans au pouvoir en Afghanistan ont fustigé un "acte odieux" qui traduit "un mépris total envers" l'islam des autorités suédoises, après l'autorisation d'une manifestation pendant laquelle un exemplaire du Coran a été en partie brûlé devant une mosquée à Stockholm.
Les autorités talibanes imposent une interprétation stricte du Coran et de la loi islamique, et les actes considérés comme blasphématoires sont passibles de la peine de mort.
Lors d'un rassemblement autorisé par les autorités suédoises, un Irakien ayant fui son pays pour la Suède a piétiné mercredi devant la plus grande mosquée de Stockholm un exemplaire du Coran avant d'en brûler plusieurs pages, le jour de l'Aïd al-Adha, la grande fête musulmane. Ce type d'incidents, qui a déjà eu lieu en Suède ou dans d'autres pays d'Europe, parfois à l'initiative de mouvements d'extrême droite, a entraîné dans le passé des tensions diplomatiques.
La police avait autorisé la manifestation conformément aux protections de la liberté d'expression, mais a également ouvert une enquête sur cet homme, originaire d'Irak, pour "agitation contre un groupe ethnique".
Le ministère des Affaires étrangères de l'Afghanistan a déclaré condamner cet acte "avec la plus grande fermeté".
"L'autorisation de tels actes odieux devant une mosquée, lors de l'une des journées les plus saintes de l'islam, ne montre rien d'autre que le mépris total envers cette noble religion et ses près de deux milliards d'adeptes de la part des autorités suédoises", indique-t-il dans un communiqué.
"Nous appelons tous les États et organisations musulmans à prendre toutes les mesures appropriées en réponse à de tels actes odieux à travers le monde".
Plusieurs pays du Moyen-Orient dont l'Irak, l'Arabie saoudite et l'Iran, ont condamné l'acte "provocateur" d'un homme ayant brûlé devant une mosquée de Stockholm des pages d'un exemplaire du Coran, dénonçant une "incitation à la haine".
Depuis leur prise de pouvoir en août 2021, les dirigeants talibans de l'Afghanistan ont imposé une version stricte de l'islam dans le pays, excluant largement les femmes de la vie publique. Stockholm est un important contributeur d'aide à Kaboul par le biais de son Comité suédois pour l'Afghanistan, présent dans le pays depuis plus de 40 ans.
Les talibans au pouvoir en Afghanistan ont fustigé un "acte odieux" qui traduit "un mépris total envers" l'islam des autorités suédoises, après l'autorisation d'une manifestation pendant laquelle un exemplaire du Coran a été en partie brûlé devant une mosquée à Stockholm.
Les autorités talibanes imposent une interprétation stricte du Coran et de la loi islamique, et les actes considérés comme blasphématoires sont passibles de la peine de mort.
Lors d'un rassemblement autorisé par les autorités suédoises, un Irakien ayant fui son pays pour la Suède a piétiné mercredi devant la plus grande mosquée de Stockholm un exemplaire du Coran avant d'en brûler plusieurs pages, le jour de l'Aïd al-Adha, la grande fête musulmane. Ce type d'incidents, qui a...


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